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La génération Y moins bien protégée, selon la Chambre des notaires

Ils ont entre 20 et 35 ans, ils sont en couple, possèdent une maison ou ont des enfants, mais n'ont pas de testament. C'est le portrait de la génération Y défini par un sondage mené par la Chambre des notaires du Québec, dont les résultats sont dévoilés ces jours-ci.

Un texte de Louise Boisvert

La Chambre a sondé par Internet 1440 répondants chez les 20 à 35 ans au cours du mois de novembre 2014. 

Le président de la Chambre des notaires, Me Gérard Guay, explique que cette jeune génération est plus difficile à sensibiliser à la protection juridique, d'abord parce que les plus jeunes associés à cette tranche d'âge n'ont pas encore de responsabilités. 

Le sondage démontre que les 20-25 ans habitent encore chez leurs parents ou sont toujours aux études. Pas moins de 91% d'entre eux n'ont pas de testament.

Même si cette situation change autour de la trentaine, peu consultent un notaire pour régler leurs affaires en cas d'imprévu.

« Ils ont leur première maison et leurs premiers enfants. C'est une période de la vie où la protection juridique est essentielle », affirme le président de la Chambre.

Cette réalité est encore plus marquée chez les jeunes de la région de Québec. Ils sont moins nombreux à consulter un notaire.

Me Guay explique les résultats de la Capitale-Nationale par le fait que les jeunes qui vivent dans les grands centres urbains ont moins accès à la propriété, car les prix sont plus élevés et ils ont moins d'enfants qu'en région.

Paradoxalement, la génération Y de la région de Québec considère qu'elle est mieux protégée que les autres à 54 %, toujours selon le sondage.    

Une question de coûts

Ce qui rebute particulièrement les jeunes, ce sont les frais associés aux actes notariés. Lors de l'achat d'une première maison, les factures se multiplient. Les jeunes propriétaires y vont par priorité. Le testament est souvent remis à plus tard. 

« Ne pas avoir de testament peut vous coûter beaucoup plus cher que d'en avoir un », souligne toutefois le président de la Chambre des notaires.

Lors d'un décès ou d'une séparation, par exemple, il peut y avoir des conséquences économiques comme le recours aux tribunaux pour faire reconnaître ses droits, mentionne M. Guay.

Outil Protect-O-Maître

La Chambre dévoile du même coup l'outil technologique Protect-O-Maître accessible à partir du site Internet de la Chambre des notaires du Québec. Il s'agit d'un questionnaire que l'on remplit en quelques minutes et qui donne rapidement une idée de notre situation juridique.  

Par la suite, s'il y a des choses à améliorer, les internautes sont invités à téléphoner à un notaire pour obtenir plus d'information. L'outil a été conçu pour tous les groupes d'âge, mais la Chambre espère rejoindre particulièrement les 20-35 ans.

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