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La génération Y pourrait faire mourir le PQ, selon une étude

Alors que le Parti québécois (PQ) est à la recherche de son nouveau chef, une étude laisse entendre que le temps presse pour la formation fondée par René Lévesque. Si le PQ ne parvient pas à attirer la génération Y dans ses rangs, il pourrait ne pas survivre au-delà de 2034 en raison des changements démographiques.

Un texte d'Alexandre Duval

Les succès du PQ des premières heures ont été portés par les baby-boomers, mais ses difficultés des dernières années seraient en partie dues au remplacement progressif de cette génération dans l'électorat, indiquent les recherches du Centre pour l'étude de la citoyenneté démocratique (CECD)

« En 2034, la génération des baby-boomers, avec la génération X, qui sont les deux générations les plus portées à le soutenir (le PQ) ne seront plus majoritaires dans l'électorat », explique l'une des auteures de l'étude, Valérie-Anne Mahéo.

Dans les années 1970, le PQ a constamment gagné du terrain dans les intentions de vote, récoltant même 49,3 % des suffrages en 1981. Mais dès que la génération Y a commencé à voter, en 1998, les résultats du PQ ont presque inévitablement chuté à chaque nouvelle élection, atteignant 25,4 % en 2014.

Les résultats de l'élection de 2014 laissent peu de doute sur l'ampleur du défi qui attend le PQ. S'il était le premier choix des baby-boomers, il était le deuxième de la génération X et le troisième de la génération Y.

Des priorités différentes

Valérie-Anne Mahéo explique que le contexte dans lequel les membres de la génération Y ont grandi leur a permis de développer une autre vision du monde. Leurs choix électoraux sont donc influencés par des priorités différentes de celles des baby-boomers.

Chiffres à l'appui, l'étude démontre qu'à l'élection de 2014, les membres de la génération Y accordaient plus d'importance à l'éducation et à l'environnement que les baby-boomers, par exemple. A contrario, ils accordaient moins d'importance à la souveraineté et à la charte des valeurs.

Qui plus est, Valérie-Anne Mahéo observe que les quelques membres de la génération Y qui ont voté pour le PQ en 2014 sont davantage à droite du spectre politique, alors que les baby-boomers qui ont opté pour le PQ sont davantage à gauche.

« S'ils veulent maintenir cette base-là, il y a un peu un grand écart à opérer », illustre la chercheuse. L'année 2034 n'est toutefois pas définitive, prévient-elle : si le PQ perd l'appui de la génération X, son déclin pourrait s'accélérer.

À l'inverse, si le PQ redéfinit son projet de société de telle sorte qu'il parvienne à rejoindre la génération Y, ou encore s'il bénéficie d'une nouvelle crise constitutionnelle, la donne pourrait changer, analyse la chercheuse.

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