La saison de la grippe est loin d'être derrière nous à Québec. La région est dans son pic épidémiologique de grippe, c'est-à-dire la pire période de propagation. Par contre, l'intensité de la grippe cette année est modérée.

Un texte de Pascale Lacombe

« Dans la Capitale-Nationale, l’arrivée de la grippe a été un peu plus tardive par rapport aux autres régions. On est présentement dans le pic de circulation. On va continuer à avoir de la grippe pour un certain nombre de semaines », précise le médecin-conseil du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Nicholas Brousseau.

Le virus de l’influenza le plus présent cette année est le A (H3N2). Ce type de grippe est habituellement associé à une saison de la grippe assez forte et à des complications de santé pour les personnes plus âgées. Mais cette année, ce n’est pas le cas.

Présentement, la bonne nouvelle, c’est que l’activité de la grippe est relativement modérée.

Nicholas Brousseau, médecin-conseil au CIUSSS de la Capitale-Nationale

« Heureusement, malgré ce type-là de grippe qui est assez sévère, on ne note pas une saison de grippe qui est assez forte. Est-ce que la vaccination peut entrer en ligne de compte? Il y a plusieurs facteurs possibles », constate le Dr Brousseau.

Par exemple, dans les centres d’hébergement, il y a quelques éclosions du virus cet hiver. Mais ce nombre est beaucoup plus faible par rapport à 2015, alors qu’il y avait eu une centaine d’éclosions.

Efficacité du vaccin

L’efficacité du vaccin sera connue seulement à la mi-février. Le type de grippe ciblé par la vaccination est le plus répandu cette année. En moyenne, l’efficacité est de 50 %. Déjà, la Direction de la santé publique s’attend à de bons résultats.

« Il y a deux ans, l’efficacité du vaccin a été minimale. C’est un phénomène très rare qui n’était pas arrivé depuis 10 ans. Présentement, la souche de grippe qui circule dans la population est incluse dans le vaccin, donc on s’attend à une meilleure efficacité », dit le médecin-conseil.

Le pire est passé en province

À l’opposé de Québec, l’activité grippale diminue progressivement à l’échelle provinciale, passant d’élevée à modérée. Le pic épidémiologique provincial a été atteint entre le 25 décembre et le 7 janvier.

« Il peut y avoir un certain décalage entre les régions. Souvent, la grippe se déplace de l’ouest du pays vers l’est. Étant donné que l’on est plus à l’est, on est touché plus tardivement, mais on ne connaît pas exactement les causes de ce phénomène-là », explique le Dr Brousseau.

Environ 200 000 doses de vaccins contre la grippe ont été distribués dans la région de la Capitale-Nationale. Au Québec, près de 2 millions de doses sont disponibles. La campagne provinciale, qui comprend les vaccins, la publicité et des projets connexes, est évaluée à 13 millions de dollars.

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