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La maladie hollandaise de l'orme a raison d'un arbre plus que centenaire

La maladie hollandaise de l'orme poursuit ses ravages dans la région. Lundi matin, une résidente du quartier Trait-Carré à Charlesbourg a dû se résigner à faire abattre son orme plus que centenaire.

Sylvie Mercier a été contrainte par la Ville de Québec de faire abattre le géant qui mesurait 25 mètres de haut avec un diamètre de 130 centimètres. Elle se disait « assommée » de devoir faire abattre un arbre avec tant d'histoire. « Cet arbre-là, il pourrait nous en dire des choses », laisse tomber la résidente. 

Dans l'arrondissement de Charlesbourg, trois arbres de cette essence ont déjà subi le même sort cet été. Le temps humide des derniers mois a permis aux insectes de proliférer et de transmettre la maladie.

Un champignon dévastateur

En voltigeant d'arbre en arbre, l'insecte dépose un champignon, l'Ophiostoma novo-ulmi Brasier, qui finit par bloquer la montée de la sève dans l'arbre, explique le spécialiste en arboriculture Jean Lamontagne. « Il n'y a pas de traitement possible quand la maladie est entrée dans l'arbre. » 

Pour éviter que ces arbres soient abattus, il faut appliquer dès juin un traitement préventif. « On injecte un fongicide comme un vaccin. Le vaccin circule et lorsque la maladie entre dans l'arbre, le fongicide combat le champignon », indique M. Lamontagne.

L'opération coûte plusieurs centaines de dollars, selon la dimension de l'orme, et doit être répétée tous les ans  

La Ville de Québec, qui compte environ 4000 ormes répertoriés sur son territoire, n'applique plus de traitement pour contrer la maladie depuis une vingtaine d'années. Des techniciens sillonnent les rues afin d'identifier les ormes malades qui seront abattus.

Cette politique a permis à la Ville de protéger plusieurs de ses ormes, constate Jean Lamontagne. « Le point positif de la Ville de Québec, c'est la seule ville au Québec qui exige un abattage des arbres privés. Les arbres publics sont coupés rapidement. »

Sylvie Mercier doit débourser plusieurs milliers de dollars pour se débarrasser à contrecœur de son arbre. « J'ai décidé de l'écorcer. Ça coûte 6 000 $ [...], j'ai encore d'autres frais. » En enlevant l'écorce, Mme Mercier pourra conserver le bois de son arbre. Sinon, elle aurait dû le faire enfouir, ce qui aurait pu coûter plus cher.

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