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La méditation pour lutter contre l'Alzheimer

Une équipe de chercheurs de l'Université Laval poursuit une étude pour le moins surprenante. Les membres de l'équipe ont des raisons de croire que la méditation pourrait aider à prévenir et à retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

La professeure et psychologue de l'Université Laval Sonia Goulet participe aux recherches. Elle explique que la méditation s'attaque à des facteurs de risque de l'Alzheimer tels que le stress et l'anxiété. La réduction de ces facteurs de risque pourrait donc retarder l'apparition de la maladie.

« Un des résultats qui se dégageait [de l'étude préliminaire], c'est qu'on avait une baisse des symptômes anxieux. Étant donné que c'est un facteur de risque pour la maladie d'Alzheimer, ça nous encourage à poursuivre l'étude », explique-t-elle.

Le type de méditation utilisée, dite de pleine conscience, permet de focaliser l'attention des patients. « On développe la capacité à maintenir l'attention sur un objet, mais aussi à développer la capacité à déplacer l'attention selon son propre gré plutôt qu'être sur le pilote automatique », précise la chercheuse.

Après une étude clinique prometteuse, cette approche de méditation sera testée dans le cadre d'une plus vaste recherche auprès des personnes souffrant de trouble cognitif léger. Ces personnes sont plus à risque de développer l'Alzheimer.

Les personnes de 60 à 90 ans souffrant de trouble cognitif léger peuvent contacter le Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec pour voir si elles sont admissibles à une participation aux recherches.

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