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La mère de Jonathan Marchessault remplie de fierté

Lesly Marchessault vit pleinement l’aventure de son fils, Jonathan, et ses coéquipiers des Golden Knights de Vegas en finale de la Coupe Stanley. La mère du hockeyeur de 27 ans avoue qu’elle se pince encore aujourd’hui pour réaliser pleinement l’envergure des exploits qui se jouent sous ses yeux.

Un texte de Jean-Philippe Martin

D’abord, l’exploit de son fils de s’être hissé parmi les meilleurs attaquants de la Ligue nationale et celui des Golden Knights, à deux doigts de marquer l’histoire du sport professionnel.

« On s’entend qu’il n’y a pas un joueur de l’équipe qui a rêvé à ça avant le début de la saison », dit-elle lors d’un entretien à son domicile.

À égalité 1-1 avec les Capitals de Washington, la formation du Nevada n’est plus qu’à trois victoires de réaliser l'impensable et remporter la Coupe Stanley à sa saison inaugurale.

Lesly Marchessault s’inspire des joueurs des Knights et garde la tête froide.

« J’ai tellement entendu cette équipe-là dire durant toute la saison: “Une partie à la fois, une période à la fois”. Je suis rendue tellement mindée à ça. Je ne vais pas trop loin. Je vois aussi une partie à la fois. »

Condamné à en faire toujours plus

Lesly Marchessault jure qu’elle n’a rien mis de spécial dans les céréales de son fils pour qu’il devienne finalement un joueur d’impact dans la LNH. « Il adorait les crêpes. C’est ça, c’est sûr que c’est les crêpes », lance-t-elle en riant.

Plus sérieusement, elle rappelle que dans toutes les catégories où il a évolué, que ce soit bantam, midget ou même avec les Remparts, son fils s’est fait dire qu’il était trop petit pour réussir au hockey.

Aujourd’hui, elle croit que Jonathan est conditionné à devoir en faire plus que les autres.

« L’année passée, quand il a fait 30 buts (avec les Panthers de la Floride), tout le monde disait qu’on devrait attendre de voir cette année ce qu’il pourrait faire. Alors lui, il faut toujours qu’il fasse mieux, qu’il en fasse plus », explique-t-elle.

Jonathan Marchessault a aussi eu la force de croire en lui et en son potentiel.

Même si aux yeux de bien des recruteurs de la LNH il n’était pas voué à une grande carrière sur la glace, l’attaquant de Cap-Rouge n’a jamais imaginé faire un autre métier que celui de hockeyeur professionnel.

« À sa dernière année chez les Remparts, il était assis dans le divan à la maison et il m’a dit: “Maman, c’est terminé pour moi, les études. Je vais gagner ma vie en jouant au hockey”, rappelle maman Marchessault, qui envisageait plutôt son fils entreprendre des études universitaires.

Fournir l’échelle

Lesly Marchessault a regardé les deux premiers matchs de la série finale sur son téléviseur. Mais à compter de samedi à Washington, elle sera dans les gradins pour tous les autres duels jusqu’à ce que la coupe soit soulevée.

Qu’il réussisse ou non à soulever le précieux trophée, la mère de Jonathan aura un message fort simple pour lui au terme des séries éliminatoires: qu’elle est fière de son garçon.

« Il a tellement travaillé fort. Comme parent, on fournit l’échelle et on peut leur montrer comment monter les marches. Mais c’est à eux autres de le faire. Jonathan a beaucoup de lui là-dedans. Nous, on était là pour le supporter. »

D’après l’entrevue de Bruno Savard

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