Retour

La mort d’Audrey-Anne Bourgoin suscite encore des questions

Le Bureau du coroner a publié jeudi son rapport d'enquête sur le décès d'Audrey-Anne Bourgoin, cette adolescente de 17 ans qui a été happée successivement par deux voitures l'été dernier alors qu'elle était étendue au sol sur le boulevard Sainte-Anne, à L'Ange-Gardien.

Un texte de Louis Gagné

L’enquête réalisée par le coroner Luc Malouin conclut à une mort accidentelle consécutive à un polytraumatisme provoqué par un accident de la route.

L’examen externe réalisé au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal a mis en évidence la présence de plusieurs blessures notamment un traumatisme crânien.

L’investigation n’a toutefois pas permis d’établir avec certitude la ou les raisons pour lesquelles l’adolescente gisait au milieu de la chaussée.

Les analyses toxicologiques ont révélé que la victime présentait un taux d’alcoolémie de 186 mg/dL, soit 186 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang. La présence de quelques médicaments a également été détectée, mais sans lien avec le décès.

« Aucune autre substance ou drogue usuelle d’abus n’a été révélée dans les liquides biologiques analysés », peut-on lire dans le rapport de Me Malouin.

Soirée entre amis

Audrey-Anne Bourgoin a passé la soirée du 30 juillet avec des amis dans une résidence située près du boulevard Sainte-Anne. L’adolescente a consommé des boissons alcoolisées. Le rapport du coroner note qu’« elle supportait très mal l’alcool ».

Vers 1 h 30, le 31 juillet, les amis de la victime sont descendus au sous-sol de la résidence afin d’aller dormir. Audrey-Anne Bourgoin, qui disait se sentir mal, est toutefois demeurée dans la salle de bain.

Pour une raison qu’on ignore, elle est ensuite sortie de la maison pour se diriger vers le boulevard Sainte-Anne. Il est probable, note le coroner, que l’adolescente ait décidé de retourner à son domicile.

Happée coup sur coup

Quelques minutes après avoir quitté la résidence où se trouvaient ses amis, la jeune fille a été happée par une camionnette alors qu’elle était au sol, sur la chaussée de la voie Nord du boulevard Sainte-Anne, à la hauteur de l’intersection avec la rue Casgrain.

Le conducteur du véhicule n’a pas réalisé qu’il s’agissait d’une personne, nous apprend la lecture du rapport. Pensant avoir roulé sur un animal, il a immobilisé sa camionnette un peu plus loin avant de revenir sur les lieux. C’est à ce moment qu’il a réalisé qu’il avait heurté une personne.

Entre temps, un second véhicule avait happé le corps de l’adolescente. Le conducteur ne s’est pas arrêté.

L’automobiliste en question, qui a été retrouvé plusieurs jours après l’accident, a expliqué aux policiers qu’il croyait avoir frappé un animal gisant sur la chaussée.

Présence au sol inexpliquée

Si l’enquête policière et le rapport du coroner ont permis de répondre à certaines questions entourant l’accident et la cause du décès d’Audrey-Anne Bourgoin, sa présence au milieu de la route demeure un mystère.

Le rapport d’investigation évoque une possible chute ou un malaise dû à son état d’intoxication, mais sans pouvoir établir la moindre certitude.

De plus, rien dans le dossier de la victime ne laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un geste volontaire.

« Audrey-Anne Bourgoin allait bien et il n’y a pas d’élément récent dans sa vie qui indique qu’elle aurait voulu y mettre fin », écrit le coroner Luc Malouin.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Regardez la réaction de cette fille!





Rabais de la semaine