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La nomination de Pierre Moreau suscite de l'espoir dans le milieu de l'éducation

Après moins d'un an à l'Éducation, François Blais cède sa place à l'ancien ministre des Affaires municipales Pierre Moreau, l'un des hommes forts du gouvernement Couillard. Le changement à la tête de cet important ministère est salué par le milieu de l'éducation qui demande maintenant du « leadership » et de la « stabilité » à ce poste.

Pierre Moreau devient le troisième ministre de l'Éducation sous le gouvernement Couillard. Yves Bolduc est demeuré en poste 10 mois, avant de quitter la vie politique, et François Blais y est resté 11 mois. « Cette fois-ci doit être la bonne », a réagi brièvement la Fédération autonome de l'enseignement.

Le milieu de l'éducation a été échaudé ces derniers mois par les compressions et la réforme controversée de la gouvernance des commissions scolaires, en plus du jeu de chaise musicale des ministres.

Dans ce contexte, la présidente de la Fédération des commissions scolaires voit l'arrivée du nouveau ministre, « qui a l'habitude des grands dossiers », avec « beaucoup d'ouverture ». « Je lui tends la main », affirme Josée Bouchard.

Du même souffle, elle demande au nouveau ministre de suspendre le processus de consultations sur le projet de loi 86. La réforme annoncée en décembre par l'ex-ministre Blais prévoit notamment l'abolition des commissaires élus et des élections scolaires.

« On pense que ce serait plus sage de suspendre ces travaux le temps de pouvoir se parler », fait valoir Josée Bouchard.

Un point de vue partagé par la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, qui plaide l'« urgence » de s'attaquer « à la persévérance scolaire et à la réussite éducative », plutôt qu'« à la réforme des structures ».

Une « année difficile » pour François Blais

La présidente de la CSQ n'est pas surprise du départ de François Blais. « Je pense qu'il aurait eu des occasions de se ressaisir et il ne l'a pas fait. On l'a même qualifié de taciturne. Moi-même j'ai commenté en disant que c'était un ministre absent, qui a été même absent durant la grande négociation du secteur public en éducation. »

François Blais, qui retourne au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, reconnaît avoir eu une année difficile.  

« C'est toujours difficile pour tout le monde, l'éducation. Je suis arrivé de manière précipitée, disons-le comme ça, et puis dans un budget qui était serré. Il y a eu des efforts budgétaires qui ont été demandés par tout le réseau. »

Moreau victime d'un malaise

Le nouveau ministre de l'Éducation n'a pu assister ce matin à son assermentation à l'Assemblée nationale. Pierre Moreau a été victime d'un malaise, probablement une chute de pression. 

La cérémonie au salon rouge a été retardée d'une demi-heure. Pierre Moreau a été transporté à l'hôpital pour subir des examens.

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