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La pénurie de cuisiniers dans les restaurants s’accentue

Ce n'est pas la clientèle qui manque dans les restaurants de Québec; ce sont plutôt les cuisiniers. Les restaurateurs de la région peinent à combler des centaines de postes et doivent donc s'arracher les rares candidats disponibles.

Un simple coup d’œil au site web d’Emploi Québec permet de constater l’ampleur du problème. Pour Québec seulement, on trouve 500 offres d’emploi de cuisinier. À l’échelle de la province, ce sont plus de 2000 postes qui sont à pourvoir.

« C’est très, très, très pénible », lance le propriétaire du restaurant Les Trois Garçons, qui a pignon sur rue dans le Vieux-Québec.

« Il faut anticiper, ce n’est pas des farces! Même quand je n’ai pas besoin, j’ai des annonces actives sur les réseaux sociaux ou Emploi Québec pour toujours avoir des banques de CV », poursuit Francis Gauthier.

À 4,4 %, le taux de chômage dans la capitale est si faible qu’on qualifie la situation de « plein emploi ». Trouver des candidats disponibles est donc un défi constant, surtout dans un milieu comme la restauration où les démissions sont fréquentes.

Des fermetures à prévoir?

Dans un autre restaurant situé tout près de celui ce M. Gauthier, on vit exactement le même problème. « Notre chef est obligé de travailler sept jours ou presque, dont des doubles et il n’est pas le seul […] et comme c’est l’été, les shifts sont plus longs », illustre la sous-chef des Frères de la Côte, Thiarelle Daigneault.

À son avis, la pénurie de main-d’œuvre est telle que certains restaurateurs ne pourront plus tenir le coup encore longtemps.

Quelles solutions?

L’avenir ne semble pas rose pour les restaurateurs. Le Conseil des ressources humaines du Canada prévoit qu’en 2020, pas moins de 8000 postes seront à combler au Québec en restauration.

Il faudra sans doute avoir davantage recours aux travailleurs étrangers et offrir plus de formation aux immigrants, croit l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

Une autre solution envisagée serait de mieux partager les pourboires afin de rendre les emplois en cuisine plus attrayants.

« On estime qu’en salle c’est environ 25 $ de l’heure si on inclut les pourboires. Pour la cuisine, c’est environ 15 $ de l’heure », explique le conseiller aux affaires publiques de l’ARQ, Martin Véniza.

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