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La planchiste Dominique Maltais se retire de la compétition

Son corps ne lui laisse plus le choix. À moins de deux ans des Jeux olympiques d'hiver de Peyongchang en Corée du sud, la planchiste Dominique Maltais se retire définitivement de la compétition.

Si elle n'écoutait que son coeur, l'athlète de Petite-Rivière-Saint-François serait déjà à Montafon, en Autriche, pour préparer la première étape de la Coupe du monde de snowboard cross.

Dominique Maltais se retrouve plutôt dans un restaurant de Québec, entourée de ses proches et de ses nombreux trophées et médailles, témoins d'une grande carrière qui appartient désormais au passé.

« Ça a pris tout mon petit change pour l'annoncer, confie Dominique Maltais. Je suis convaincue de la décision que je prends, mais on dirait que j'ai de la misère à le croire encore. Sauf qu'un moment donné, il faut que tu te raisonnes. »

L'athlète de 36 ans a tout tenté pour renouer avec la compétition, mais même une pause d'un an et de nombreux traitements avec les meilleurs spécialistes n'auront pas suffi pour soigner son dos, qui la fait souffrir depuis des années.

« Mon dos? Je n'ai plus de disque entre deux vertèbres. On me parle d'opération, mais j'essaie de la repousser. Je me dis: ça va être quoi dans 10 ans? Les genoux, c'est la même chose. J'ai commencé à donner des cours de conditionnement. Ce matin, j'étais maganée. »

Malgré les blessures et les limitations physiques, Dominique Maltais plongerait dans l'aventure avec la même fougue si c'était à refaire.

Même que son seul regret, c'est de ne pas avoir commencé sa carrière plus tôt, elle qui a disputé sa première saison en Coupe du monde à l'âge de 24 ans, après ses études pour devenir pompière.

« Je suis contente d'avoir fait mes études avant et ça fait partie de l'histoire, mais je regarde les jeunes aujourd'hui qui commencent à 17, 18 ou19 ans. Si j'avais eu cette chance-là, c'est sûr que j'aurais commencé plus tôt. »

La chute qui va tout changer

En 11 saisons, son palmarès sportif n'a d'égal que sa détermination. Entre sa médaille de bronze aux Jeux olympiques de Turin en 2006 et celle d'argent à Sotchi en 2014, Dominique Maltais aura vécu sa pire expérience en compétition lors des Jeux olympiques de Vancouver, en février 2010.

Une sévère chute lors d'une descente d'entraînement lui fait cracher du sang et lui cause un pneumothorax. Devant les partisans canadiens, ses chances de podium s'envolent. Dominique Maltais termine 20e. Sans le savoir, cette mésaventure va changer le cours de sa carrière.

« C'est ça le sport. Si Vancouver n'était pas arrivé, je n’aurais jamais vécu les belles expériences que la vie m'a apportées dans les années suivantes, où j'ai pratiquement tout gagné, où j'ai dominé. Ça a été la plus grande déception de ma carrière, mais qui m'a emmené les plus grandes joies de ma carrière. »

En plus des nombreuses victoires, Dominique Maltais se dit fière d'avoir contribué à l'émergence d'une discipline.

« Les portillons de départ, c'est moi qui avais eu l'idée », rappelle-t-elle. Il y a eu plusieurs versions. On analysait le mouvement en salle d'entraînement, c'était hyper spécifique. »

Toujours impliquée

Dominique Maltais a troqué le casque de planchiste pour celui de pompière. Elle a repris du service comme chef pompière volontaire à la municipalité de Petite-Rivière-Saint-François, mais ne quitte pas pour autant le monde de la planche à neige.

Dominique Maltais espère raconter son parcours d'athlète lors de conférences et continuera de travailler avec les jeunes, au sein du programme sport-études du Collège des Hauts Sommets, à Saint-Tite-des-Caps, dans Charlevoix.

Pour elle, il est primordial de demeurer active dans son sport. « C'est là-dedans que je me débrouille le mieux, c'est ma vie. »

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