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La pluie repousse les récoltes dans la région de Québec

Les récoltes seront tardives dans les champs de la région de Québec. Les agriculteurs accumulent près de deux semaines de retard en raison des fortes accumulations de pluie et du temps froid enregistrés lors des deux derniers mois.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Plus de 250 millimètres de pluie sont tombés sur la région au cours des mois d’avril et de mai. Le mois dernier a aussi été plus frais que la normale, selon les données d’Environnement Canada.

Chez François et Lise Méthot, producteurs de fraises de Lévis, ces mauvaises conditions météorologiques repousseront d’une dizaine de jours la récolte des petits fruits rouges.

« Habituellement, on s'attend d'habitude à avoir des fraises vers le 5 ou 10 juin. Cette année, ça va aller au 15-20 juin », précise un des administrateurs de la ferme familiale, Vincent Méthot.

C’est en particulier le manque de chaleur qui retarde la production dans les champs. La récolte tardive ne devrait toutefois pas influencer le nombre de fraises cueillies.

« Souvent, le début de la saison va se déplacer, mais pas nécessairement les volumes », explique Vincent Méthot.

Le producteur pourrait cependant devoir récolter les fraises de début de saison en même temps que celles d’été, ce qui pourrait créer une surcharge dans les épiceries et les marchés publics.

Advenant ce scénario, le prix des fruits devrait être abaissé pour permettre un écoulement plus rapide de la marchandise.

Les pertes financières sont difficiles à chiffrer à ce moment de la saison. Un mois de juin avec un mélange d’ensoleillement et de temps frais pourrait sauver la mise. « Si la saison se rallonge, on va aller chercher un étalement de la production. C'est ce qu'on recherche, précise Vincent Méthot. Les journées de 30 degrés, on ne les recherche pas trop parce que ça double la production dans la même journée », ajoute-t-il.

Grandes cultures affectées

Les fortes accumulations de pluies ont aussi retardé l’ensemencement des champs de céréales. En ce début juin, ce retard aura des conséquences sur le volume de production.

« On a réussi à rattraper le temps perdu dans les semences, sauf que ce qui a été semé le 30 mai plutôt que le 15, c’est 15 jours de perte de rendement », se désole le propriétaire de la ferme Champfleuri, Robert Allard.

Le producteur de maïs, de soya et de blé pourrait voir sa production être amputée d’une tonne à l’acre. « Une tonne à l’acre au prix du marché, c’est environ à 200 $ la tonne », déplore le producteur qui cultive 2500 acres.

Robert Allard refuse toutefois de parler d’une saison désastreuse. « C’est irrattrapable à 100 %, mais si on a un été avec beaucoup de chaleur et on a assez d’eau pour répondre aux demandes des plantes, ça peut quand même faire un rendement appréciable », conclut-il.

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