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La poussière dans Limoilou représenterait un risque « minime » pour la santé

Les résultats préliminaires d'une étude de la Santé publique laissent présager que la concentration de nickel dans l'air du quartier Limoilou n'est pas dangereuse pour la santé des résidents.

Dans un document de travail obtenu par le Journal de Québec, la Santé publique estime que les risques de développer des maladies chroniques comme l'asthme sont acceptables et que les risques de cancer sont négligeables.

Ces risques pour la santé sont minimes, même si les concentrations de nickel ont dépassé les nouvelles normes du ministère de l'Environnement à plusieurs reprises depuis un an.

L'analyse de la poussière de Limoilou montre, par contre, qu'elle contient aussi des contaminants plus inquiétants comme des oxydes d'azote, de l'ozone ou des dioxydes de soufre. Leur concentration n'est toutefois pas détaillée.

Des citoyens sceptiques

Véronique Lalande, la porte-parole du groupe de citoyen qui se bat pour préserver la qualité de l'air dans Limoilou, met en doute ces résultats sur la présence de nickel.

Mme Lalande affirme qu'ils s'appuient sur les mesures d'un seul capteur qui ne reçoit des données que 20 % du temps, lorsque le vent souffle dans sa direction.

« C'est issu d'une base de données tellement partielle. Ça s'attaque à une fraction du problème. La Santé publique depuis le jour 1 nous dit qu'elle veut rassurer la population. Tout ce qu'elle fait, c'est essayer de dire que dans le fond, il n'y a pas de problème. »

Un portait plus précis

Les citoyens réclament un portrait plus précis de l'effet sur la santé de la population en analysant l'ensemble des produits manutentionnés dans le port de Québec.

« Nos préoccupations sont sur les impacts quotidiens, les dermatites, l'eczéma, les rhinites. Et ça, ils ne pourront jamais le savoir. Ils n'ont pas de données là-dessus. »

Une deuxième version du rapport de la Santé publique serait attendue pour le mois d'août prochain.

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