La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, a livré un dernier discours émouvant, mardi matin, au cours duquel elle a lancé un appel à la solidarité à une époque où les grandes centrales syndicales sont de plus en plus divisées.

Un texte d’Alain Rochefort

À quelques heures de quitter ses fonctions, la chef syndicale a fait part de ses inquiétudes devant la montée de l’individualisme, un courant de pensée qu’elle juge de plus en plus répandu dans notre société.

« Nous avons tous beaucoup à perdre si la CSQ et les autres centrales syndicales sont affaiblies, victimes du corporatisme avec lequel flirtent trop de travailleuses et travailleurs », a-t-elle déploré dans son allocution prononcée à l’ouverture du 42e Congrès de la CSQ, qui débute mardi à Québec.

Des réussites

Originaire de Saint-Charles-de-Bellechasse dans la région de la Chaudière-Appalaches, Louise Chabot est infirmière de formation. Elle a entre autres travaillé pendant dix ans à l’Hôtel-Dieu de Lévis et dans trois centres hospitaliers en Mauricie.

Militante syndicale de longue date, elle fut à même de constater l’importance de la solidarité syndicale pour les travailleurs.

« Ce n’est pas en étant divisé que les syndicats auraient obtenu un salaire minimum de 100 dollars par semaine en 1972 », a-t-elle souligné.

Elle a également cité des gains importants pour la société québécoise grâce à l’unification des travailleurs : la sécurité d’emploi, l’équité salariale, l’assurance maladie ou encore le régime québécois d’assurance parentale.

Louise Chabot est souvent associée à la syndicalisation de plus de 15 000 responsables de services de garde en milieu familial.

« Nous avons saisi l’occasion pour agrandir la famille CSQ en petite enfance, dit-elle. Nous avons si bien réussi que nous sommes devenus l’organisation syndicale la plus représentative dans ce secteur au Québec. Il fallait le faire. Nous l’avons fait. »

Le rêve devenu réalité

Jamais Louise Chabot n’aurait pensé devenir éventuellement présidente de la CSQ à ses débuts dans l’organisation, il y a 30 ans. Un poste qu’elle occupe depuis 2012.

Mme Chabot a connu un mandat marqué par une négociation particulièrement difficile avec Québec dans les secteurs public et parapublic en 2015.

La personne qui remplacera Louise Chabot dans ses fonctions sera dévoilée vendredi. La CSQ représente quelque 200 000 travailleurs québécois depuis 2012.

Plus d'articles