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La prévention pour contrer les conflits ethniques à l’école

La hausse des conflits entre groupes ethniques observée dans les écoles du Québec rappelle l'importance de miser sur la prévention pour lutter contre l'intimidation et la violence en milieu scolaire.

Selon l’Enquête nationale sur la violence dans les écoles québécoises, le nombre de conflits perçus chaque année par élève a augmenté entre 2013 et 2017, passant 2,3 à 3,4 chez les élèves du primaire et de 1,9 à 2,6 chez ceux du secondaire.

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, reste prudent, mais il n'écarte pas que les débats entourant la diversité puissent s’être transportés dans les écoles.

« On est dans une époque où cette situation de diversité existe [...] alors il faut tout faire pour limiter ces conflits, s'ils existent », affirme-t-il.

Un phénomène jugé préoccupant

Jasmin Roy, qui lutte contre l'intimidation à travers la Fondation qui porte son nom, n’est pas surpris d'apprendre que les jeunes rapportent de plus en plus de conflits entre groupes ethniques à l'école. Il entend parler du phénomène depuis quelques années déjà.

« Il y a des gens qui nous appellent, qui sont préoccupés, surtout des parents, mais aussi des groupes de communautés culturelles », confie M. Roy.

Des jeunes plus aux aguets

La chercheuse Claire Beaumont, qui a participé à la réalisation de l’étude, se demande si l’on assiste réellement à une augmentation du phénomène ou si les jeunes ne sont pas davantage à l’affût des conflits entre communautés culturelles.

« Ça peut aussi vouloir dire que le même conflit est observé par une plus grande quantité de personnes », explique-t-elle.

Avec les informations d’Alexandre Duval

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