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La prison réclamée pour une ex-agente correctionnelle

Une ex-agente correctionnelle pourrait retourner en prison, mais de l'autre côté des barreaux. La Couronne réclame six mois de détention pour Valérie Fouquet, qui a été reconnue coupable d'avoir laissé un pédophile se faire battre par des codétenus au centre de détention de Québec.

Un texte de Yannick Bergeron

L'avocate de la poursuite, Me Geneviève Bédard, qualifie sa suggestion de peine « clémente » pour la femme de 42 ans qui a été trouvée coupable de négligence criminelle causant des lésions.

En avril 2012, Valérie Fouquet avait refusé d'isoler le détenu Karl Audet qui était en attente de son procès pour des attouchements sexuels sur une fillette. Elle n'est pas intervenue lorsqu'une dizaine de codétenus lui ont infligé une raclée.

« Ce genre de comportement-là ne peut être toléré et personne n'est au-dessus des lois », a fait valoir Me Bédard.

La représentante de la Couronne a plaidé que l'ex-agente n'a pas de remords et démontre peu d'empathie pour la victime dont elle avait la charge.

Donner une chance

L'avocat de Valérie Fouquet a demandé à la juge Chantal Pelletier de « donner une chance » à sa cliente.

Me Olivier Desjardins a fait valoir que le pédophile qui allait être condamné à cinq ans de prison n'a pas souffert de séquelles physiques.

Me Desjardins demande à la juge d'imposer 240 heures de travaux communautaires à l'ex-gardienne.

Il demande aussi de ne pas prononcer de peine, à moins que Valérie Fouquet ne respecte pas les conditions d'une probation de trois ans.

La mère de famille offre de suivre des thérapies pour régler ses problèmes de dépendance aux jeux et à l'alcool.

Elle promet aussi de s'inscrire au programme d'auto-exclusion des casinos de Loto-Québec pendant toute la durée de la probation.

Valérie Fouquet a des antécédents en matière de bris d'engagement et de conduite avec les facultés affaiblies. Elle a purgé 90 jours de prison pour sa troisième infraction liée à l'alcool au volant.

La juge Chantal Pelletier a mis la cause en délibéré pour réfléchir à la question. La jurisprudence est à toutes fins utiles inexistante dans ce type de dossier, a-t-elle souligné.

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