Retour

La recette gagnante de la Commission scolaire des Découvreurs

Avec près de 9 élèves sur 10 qui obtiennent leur diplôme au secondaire, la Commission scolaire des Découvreurs est première de classe dans la province au chapitre du taux de diplomation. Et il n'y a pas que les filles qui réussissent, 86 % des garçons terminent leurs études.

Un texte de Pascale Lacombe

Depuis les trois dernières années, la Commision scolaire des Découvreurs se maintient parmi les cinq commissions scolaires où les élèves réussissent le mieux au Québec.

Son taux de diplomation de 89,7 % est supérieur à la moyenne des écoles secondaires publiques, qui atteint 76,5 % pour la cohorte 2009-2016. En incluant les écoles privées, cette moyenne grimpe à 80 %.

« L'école publique essaie de multiplier les voies de succès pour que chaque élève, gars ou fille, y trouve son intérêt, et ça semble fonctionner chez nous aux Découvreurs », analyse Alain Fortier, le président de la Commission scolaire des Découvreurs.

La Commission scolaire des Découvreurs compte quatre écoles secondaires situées à Sainte-Foy, Cap-Rouge, Saint-Augustin-de-Desmaures et L’Ancienne-Lorette.

« On a un groupe d’élèves qui vient de milieux privilégiés, mais on n’est pas les seuls au Québec. […] Oui, c’est un ingrédient. Mais en même temps, ce n’est pas le seul ingrédient. On pourrait gaspiller cette clientèle-là en ne faisant pas les efforts », précise Alain Fortier.

La réussite des garçons

Les garçons de la Commission scolaire des Découvreurs contribuent grandement à cet excellent bulletin, en se hissant au 4e rang provincial parmi les 72 commissions scolaires au Québec. Leur taux de diplomation de 86 % est nettement supérieur à la moyenne de 71,9 % du réseau public pour les garçons.

Le président Alain Fortier explique que des efforts sont réalisés constamment pour atténuer l’écart entre les filles et les garçons, surtout avec la technologie et le sport. La Commission scolaire a été précurseure avec l’implantation, il y a 20 ans, du programme PROTIC.

« Le Collège des Compagnons a été la première école secondaire où chaque élève, dès la première année du secondaire, reçoit son ordinateur portable. Pendant cinq années, il travaille en pédagogie de projet avec son ordinateur. Ça explique un peu notre succès », croit M. Fortier.

Et d'autres initiatives ont vu le jour depuis, comme la classe de multimédia de Denis Dubé à l’École des Pionniers à Saint-Augustin-de-Desmaures. « Ici, on va toucher la robotique, on va toucher la programmation, on va toucher les drones », énumère l'enseignant.

« Je veux que les jeunes puissent toucher et tester des choses qui sont concrètes. Ça permet de rester dans leur réalité et de parler leur langage », croit l’enseignant.

« Une école à notre image »

Le jeune Thomas Delisle, président de l’école des Pionniers, assure qu'un établissement performant doit refléter l’image des élèves.

« Dans d'autres écoles, je sais que lorsque les élèves s’expriment, ils sont ignorés. Ici, le directeur de l’école est vraiment proche de nous. On peut aller le voir, lui donner des idées. On sait qu’on a une influence pour notre école », affirme le jeune homme.

L'implication des enseignants est aussi un ingrédient du succès des Découvreurs. Denis Dubé estime que ce sentiment de "faire la différence" auprès de ses élèves est sa plus grande récompense.

« Les élèves se souviennent de nous quand on a fait des parties de hockey. Qu’on a fait du sport avec eux, des voyages, en plus de tout ce que l'on fait dans l'école. Je m'efforce de toujours me renouveler », affirme-t-il.

Pour maintenir sa bonne note, la Commission scolaire des Découvreurs doit continuellement se renouveler. À l'École secondaire de Rochebelle, un programme de gymnastique a fait son entrée cette année. Dès l’automne, l’équitation sera offerte au Collège des Compagnons.

La Commission scolaire souhaite aussi que les élèves du programme régulier aient accès aux concentrations en arts, en sports, en langues, en multimédia et en sciences.

Plus d'articles