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La relâche exprimée à travers les oeuvres de Pierre Bouchard

Pour certains, la semaine de relâche rime avec les voyages dans le sud, question de couper l'hiver en deux. Pour d'autres, cela représente davantage la possibilité de profiter des dernières semaines de la saison froide. À l'approche de cette période de repos, l'artiste-peintre de Québec Pierre Bouchard propose La Relâche, une exposition de tableaux qui livrent sa vision d'une semaine de détente parfaite. La journaliste Claudie Genel est allée à sa rencontre.

Claudia Genel (CG) : Pour bâtir cette exposition, tu t'es inspiré d'un mot qu'on aime beaucoup, la « relâche »!

Pierre Bouchard (PB) : J'avais fait une série de tableaux qui étaient plus relâchés. Ce sont des tableaux que j'ai faits plus rapidement, dans un élan créatif. Je voulais sortir de ce que je faisais habituellement [...] J'ai voulu aller plus dans l'abstraction. C'est le plaisir d'aller plus dans le gestuel et de laisser une impression plutôt que de donner tout cuit dans le bec.

CG : Une chose qu'on remarque tout de suite, c'est les couleurs...

PB : Je suis parti d'une palette de couleurs qui me plaisait à ce moment-là, toujours en m'inspirant de la nature, des montagnes, du ski. On a le ciel, la neige, les couleurs un peu plus pâles [...] On a aussi quelque chose qui s'inspirait un peu plus des vêtements de ski ou de sport, donc le fluo des années 80.

CG : Avec cette exposition, est-ce qu'on en découvre plus sur Pierre Bouchard? Es-tu un skieur et un pêcheur?

PB : J'aimerais être un peu plus un pêcheur! J'aime beaucoup ces activités-là. C'est la relâche, donc on parle de relaxer, on parle de se vider la tête en faisant des activités [...] Je suis un « snowboarder ». J'aime beaucoup la nature.

CG : Tu as fait un voyage humanitaire en Haïti l'an passé. Certaines oeuvres de ton exposition l'évoquent. Parle-nous un peu ces oeuvres.

PB : Ce sont de petites oeuvres que j'ai créées là-bas. J'ai ramassé du matériel du chantier où j'étais et j'ai commencé à dessiner ces gars de chantier-là. Ils me faisaient penser un peu à des boxeurs qui n'ont que leur corps pour survivre. Ce sont des gars qui travaillaient fort. C'est un peu le parallèle que j'ai fait avec ces oeuvres-là [...] Je donne tous les fonds (de la vente des oeuvres) au Village de l'Espoir, un organisme auquel je suis associé.

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