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La sœur du militaire tué à Saint-Jean-sur-Richelieu vante la loi C-51

Le ministre sortant de la Sécurité publique, Steven Blaney, a reçu dimanche l'appui de la sœur du soldat Patrice Vincent, happé mortellement par une voiture l'an dernier à Saint-Jean-sur-Richelieu et conduite par Martin Couture-Rouleau, un jeune Québécois radicalisé à l'Islam.

Louise Vincent, pour qui il s'agissait d'une rare sortie publique, a profité d'un rassemblement conservateur à Lévis pour réitérer son appui inconditionnel à la loi antiterroriste C-51.

Selon Louise Vincent, la loi C-51, si elle avait existé au moment du drame, aurait pu faire une différence. Son frère serait peut-être encore en vie, croit-elle. « On ne pourra jamais dire : "Oui, je suis certaine", mais [...] je pense que oui », a dit Louise Vincent.

Appui aux frappes contre l'EI

Celle qui a perdu son frère le 20 octobre 2014 y est également allée d'un plaidoyer pour la présence militaire canadienne en Irak et en Syrie.

À l'approche du scrutin, Louise Vincent a senti le besoin de militer en faveur de la poursuite des frappes militaires contre le groupe armé État islamique.

« Ça ne fait pas notre affaire. On est tous contre la guerre, on aimerait tous vivre en paix et que ça n'arrive pas, mais on est pris là-dedans. De dire : "On fait semblant que ça n'arrive pas et on laisse les autres se débrouiller", je trouve ça irresponsable », a-t-elle affirmé.

Pour sa part, le ministre sortant Steven Blaney a fait savoir que son gouvernement avait une « responsabilité morale » envers la famille de Patrice Vincent.

Le gouvernement doit faire en sorte, a soutenu le candidat conservateur, que des événements comme celui de Saint-Jean-sur-Richelieu ne se reproduisent pas.

Récupération politique?

Jacques Turgeon, candidat libéral dans la circonscription de Lévis-Les Etchemins-Bellechasse, n'a pas tardé à dénoncer ce qu'il qualifie d'instrumentalisation d'une victime à des fins politiques.

La réaction a été la même du côté du Bloc québécois.

« La récupération de drame humain à des fins politiques, ce n'est plus la politique dont les Québécois veulent », a lancé Charles Mordret, candidat bloquiste dans la circonscription de Québec.

Charles Mordret, tout comme son parti, demeure cependant convaincu de la nécessité de l'intervention militaire canadienne contre le groupe armé État islamique.

Pour sa part, le chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair a répété à de nombreuses reprises pendant la campagne électorale qu'il mettrait fin aux frappes aériennes dès le lendemain du scrutin, si son parti est porté au pouvoir.

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