La sénatrice Josée Verner mène un combat pour sa vie depuis qu'elle a reçu un diagnostic de cancer rectal, le 8 mai dernier. Elle a livré aujourd'hui à Radio-Canada un témoignage vibrant dans lequel elle explique comment elle apprend à vivre avec cette maladie.

Josée Verner, dans la cinquantaine, reconnaît qu'elle traverse des moments très difficiles.

« Je ne peux pas faire les activités que j'aimais faire avant. Je ne peux même pas aller prendre une marche, je ne peux pas faire l'entretien des plates-bandes [...] Au moins, je peux m'asseoir dehors [...], je peux écouter les oiseaux, je peux regarder la nature et ça, ça me fait du bien, ça me fait me sentir en vie », raconte Mme Verner, dont les chances de s'en sortir sont de 75 % à 80 %.

Présentement en pause de thérapie, la sénatrice devra subir en août ou en septembre une opération lors de laquelle on lui enlèvera une masse de 4,3 cm.

Mme Verner devra ensuite subir des traitements de chimiothérapie pendant quatre mois. Elle en a donc encore pour de longs mois de convalescence.

« Ça a commencé cet hiver. J'avais de grosses douleurs et on a cru, avec mon médecin, que c'était les hémorroïdes [...] Finalement, j'ai eu une consultation avec un chirurgien. Il m'a dit : "Vous savez, madame, ce ne sont pas les hémorroïdes". Alors, j'ai compris que c'était sérieux. »

Josée Verner sera absente du Sénat pendant plusieurs mois. Elle a bon espoir d'y retourner après tous ses traitements.

En ce moment, dit-elle, ses valeurs premières se situent cependant loin de la politique et plutôt auprès de ses proches.

Nouvellement grand-maman, Josée Verner ira voir son petit-fils à Calgary dans quelques jours, puis son deuxième petit-fils à naître dans trois semaines à Montréal.

Plaidoyer pour de meilleures campagnes d'éducation

Josée Verner déplore que les cancers rectal et colorectal soient des maladies dont on n'entend presque pas parler.

« Il faut qu'il y ait des campagnes d'éducation là-dessus parce qu'honnêtement, je vais le dire en toute humilité, moi, j'ai manqué d'éducation dans ce cancer-là. Je ne dis pas que je n'aurais pas eu le cancer, mais je ne pense pas que je me serais rendue aussi loin si j'avais été correctement informée. »

Josée Verner dit avoir reçu beaucoup d'appuis et de soutien de ses collègues, qui l'encouragent dans cette épreuve.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Ils en repêchent par milliers chaque année à Amsterdam





Rabais de la semaine