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La Société de transport de Lévis se défend de faire de la désinformation

La Société de transport de Lévis (STLévis) se défend de faire de la désinformation lorsqu'elle avance que ses problèmes financiers sont dus au non-remboursement des frais d'immatriculation payés en trop par les Lévisiens, comme le prétend le Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Entre 2009 et 2015, le gouvernement avait accepté de verser un montant de 1 million de dollars par année à la STLévis pour le développement du transport en commun.

Cette aide financière visait à compenser le fait que Lévis récupère seulement la moitié des 30 $ payés par ses automobilistes lors du renouvellement de leur immatriculation.

En 2015, ce financement s’est arrêté subitement.

« Puisqu'il y avait une entente, on a toujours présumé qu'on allait l'avoir l'argent et on l'avait budgété », déplore le président de la STLévis, Mario Fortier.

Le manque à gagner de la STLévis s’élève maintenant à près de 5 millions de dollars.

En entrevue avec le journal Le Soleil, le président de RTC, Rémy Normand, affirmait mercredi que les problèmes financiers de son homologue de Lévis sont attribuables à la faiblesse des investissements municipaux et non seulement au partage de la contribution de 30 $ pour le transport en commun.

M. Fortier répond que selon des données de 2016, la contribution municipale de la Ville de Lévis à sa société de transports est de 46 % ce qui est comparable aux investissements à Sherbrooke (46,2 %) et à Saguenay (50,2 %), deux villes de même population.

« On se compare aux villes comparables. On ne peut pas se comparer à Québec, à Montréal ou à Gatineau », rétorque-t-il.

« Rien contre Québec »

Mario Fortier ne comprend pas la sortie de son collègue de Québec. Il croit qu’il est important que les deux sociétés de transport entretiennent de bonnes relations.

« Les enjeux de mobilité sont partout, alors on a intérêt à ce que ça fonctionne bien entre nous », dit-il

Il ajoute que le but n’est pas de « priver Québec de l'argent qu'il a », mais bien de récupérer le montant compensatoire qui était versé par Québec dans le passé. Un financement nécessaire pour maintenir le niveau de service actuel.

« Notre échéance est vraiment le 31 mars. Si on a à couper les services ou à changer les tarifs, il faut que ce soit dans les plans, explique M. Fortier. Il faut qu'on sache où on s'en va le 31 mars pour des décisions qui vont être prises à l'été. »

Rencontre avec le ministre

Une rencontre entre le ministre des Transports, André Fortin, et la STLévis est prévue le 30 janvier.

« Si le gouvernement n’est pas au rendez-vous, on prendra les décisions qui viennent avec et on tiendra le gouvernement pour responsable », conclut Mario Fortier.

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