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La Société des traversiers trop « molle », dénonce Régis Labeaume

Les maires de Québec et de Lévis s'indignent contre la Société des traversiers du Québec, après avoir été informés que la traverse Québec-Lévis sera de nouveau paralysée lors des journées de grèves du Front commun syndical des employés de l'État, jeudi et vendredi prochains.

Les maires ont été informés ce midi de la décision de la Commission des relations du travail (CRT) pour ces journées de débrayages des syndiqués affiliés à la CSN.

La CRT a tranché en faveur de l'interruption complète du service de traversiers entre Québec et Lévis et Sorel-Saint-Ignace-de-Loyola pour ces deux journées. Des services essentiels seront assurés seulement vendredi à Matane-Baie-Comeau-Godbout. Les autres traverses ne sont pas touchées.

« On trouve que la Société des traversiers est un petit peu molle. Peut-elle se durcir le corps un petit peu, et penser qu'elle n'est pas obligée de dire oui tout de suite? Peut-elle exiger que ses clients soient entendus? » a lancé le maire Régis Labeaume, lors d'un point de presse commun avec son homologue de Lévis, Gilles Lehouillier.

Les deux élus déplorent une fois de plus que les usagers n'aient pas été entendus, même après les nombreux plaidoyers des maires touchés par la récente grève des traversiers.

« Quand on voit le président de la Société des traversiers qui signe toutes ces ententes-là devant la CRT sans nous informer, sans se demander ce que ses clients peuvent en penser, il collabore à ces pratiques complètement dépassées », dénonce Régis Labeaume.

Régis Labeaume parle du « jour de la marmotte » après une interruption du service entre Québec et Lévis pendant presque trois semaines.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, estime que « la moindre des choses » aurait été d'inviter les maires à se faire entendre.

Les deux maires réclament une audience le plus rapidement possible pour plaider le maintien de services essentiels pour les deux journées de grève.

Dans une lettre acheminée à la Commission des relations du travail jeudi, ils demandent à la CRT de réviser les décisions rendues et d'entendre les usagers et résidents touchés « sur les effets de ces grèves sur la santé et la sécurité des usagers et des populations desservies par les traversiers ».

La Société des traversiers réplique

Le président-directeur général de la Société des traversiers du Québec, Jocelyn Fortier, assure faire tout en son pouvoir afin de maintenir un service minimum aux usagers lors de grève. Il dit se buter à une fin de non-recevoir des syndicats. Selon M. Fortier, la Société n'a pas le choix d'agir dans le respect des lois.

« La Commission des relations du travail a clairement statué à l'effet que les traverses de Québec-Lévis et de Sorel-Saint-Ignace-de-Loyola n'étaient pas assujetties au maintien des services essentiels », déplore-t-il.

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