Une quarantaine de pompiers de la SOPFEU s'envolent vers l'Alberta afin de prêter main-forte aux opérations de lutte contre les feux de forêt.

Une vingtaine d'entre eux, originaires de plusieurs régions, sont partis ce matin de l'aéroport Jean-Lesage à Québec en direction d'Edmonton. Ils s'arrêteront à Val-d'Or pour prendre le reste de l'équipe.

Le premier ministre Philippe Couillard et le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, s'étaient déplacés pour saluer les travailleurs avant le départ.

« Une citoyenneté partagée, c'est plus qu'un passeport, qu'un drapeau, c'est également l'entraide », a affirmé le premier ministre.

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) avait déjà envoyé quatre avions-citernes la semaine dernière. Philippe Couillard dit être « à la disposition » de l'Alberta pour « toute autre forme d'aide ». Il attend l'appel de l'Alberta.

« La pire chose à faire, c'est de ne pas se coordonner, d'envoyer trop de monde, trop d'avions, puis là, c'est le bordel. »

Conditions extrêmes

Juste avant son départ, le pompier de Rimouski Mathieu Tremblay se disait « fébrile », mais « heureux » de pouvoir aider les Albertains, malgré des conditions de feu « extrêmes ». « Ils sont déjà venus nous aider souvent, donc on est vraiment heureux de pouvoir aller les aider. »

Les pompiers québécois recevront d'abord les détails de leur affectation à Edmonton avant d'être déployés sur le terrain. Leur mission doit durer 21 jours.

Sur place, les températures plus fraîches et une faible pluie ont fait diminuer l'intensité des flammes. La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, a déclaré lundi que la lutte contre le brasier s'est stabilisée.

Des bénévoles de Québec

Deux bénévoles de Québec vont aussi se rendre à Fort McMurray pour venir en aide aux sinistrés durement éprouvés. Thérèse Michaud et Yolande Clermont sont parmi la quinzaine de bénévoles de la Croix-Rouge du Québec envoyés sur place.

Les deux femmes, formées pour intervenir en situation d'urgence, sont parties, hier, pour leur mission d'une durée indéterminée.

« On ne travaillera pas dans notre langue et c'est loin. On ne sait pas à quoi s'attendre encore. On n'a pas encore reçu nos affectations, donc on sort un peu de notre zone de confort, mais on y va avec notre bonne volonté », affirme Thérèse Michaud.

Yolande Clermont s'attend pour sa part à ce que des résidents évacués depuis plusieurs jours fassent preuve d'une certaine exaspération.

« C'est certain que ça peut se traduire par une agressivité, une colère. Mais on est formées pour faire face à ça. »

Plus de 80 000 personnes ont dû quitter Fort McMurray en raison du feu qui a ravagé une partie de la ville. 

Feu de forêt à Fort McMurray

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