La Société protectrice des animaux (SPA) de Québec éprouve des difficultés financières. L'organisme peine à amasser des dons de la population et manque de fonds pour entretenir ses locaux.

Ses revenus, qui viennent notamment des services offerts aux villes, comme la collecte des animaux morts ou la prise en charge d'animaux lors d'incendie, sont à la baisse. Ces difficultés forcent la direction à redoubler d'efforts pour maintenir le refuge en vie. L'organisme se donne de deux à trois ans pour redresser sa situation financière.

Le directeur général de la SPA de Québec, Denys Pelletier, reconnaît que le scénario de fermeture est sur la table, mais « c'est le dernier recours envisagé », assure-t-il.

Aujourd'hui, l'organisme lance un appel à la générosité pour que les dons de la population augmentent et permettent d'assurer la pérennité des services. « On a des difficultés financières. Si vous regardez l'état du refuge, vous pouvez voir que ça a besoin de beaucoup de rénovations », indique Denys Pelletier.

L'organisme compte lancer une campagne de financement l'automne prochain. Il espère amasser 1 million de dollars annuellement lors des cinq prochaines années.

Selon Denys Pelletier, cet objectif est loin d'être utopique. « Ce n'est pas farfelu si on regarde d'autres organisations similaires au Canada qui fonctionnent avec des montants nettement supérieurs à ça, avec 3, 4 millions en dons du public. »

Cet argent, ajoute-t-il, servira à poursuivre la mission de l'organisme et même à améliorer ses services.

Fin d'un partenariat avec la Ville de Québec

En début d'année, la Ville de Québec et la SPA de Québec ont mis fin à leur entente pour la gestion des animaux errants. Dans le cadre de cette entente, l'organisme recueillait 800 000 $ de la vente des licences des propriétaires de chien.

À cet égard, la Ville de Québec était une cliente de la SPA, précise Denys Pelletier. « Beaucoup de gens pensaient que la Ville subventionnait la SPA, mais ce n'est pas le cas. La Ville nous laissait les sommes de la vente des licences pour payer les services que nous lui rendions », explique-t-il.

Maintenant, les propriétaires de chiens paient l'enregistrement de leurs animaux à la Ville, qui fait désormais appel aux services de l'entreprise de Lévis Contrôle d'animaux domestiques. Cette dernière est intervenue cette semaine pour récupérer 23 chats dans une maison insalubre de Charlesbourg.

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