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La valeur des permis de taxi poursuit sa baisse à Québec

Le prix d'un permis de taxi poursuit sa baisse à Québec. La valeur moyenne a atteint 144 333 $ dans la capitale pour le trimestre d'avril à juin 2017, une baisse de 18 % par rapport à l'an dernier, selon ce que révèlent des données de la Commission des transports du Québec.

Un texte de Carl Marchand

En 2014, le prix le plus élevé pour un permis de taxi a atteint 260 500 $ et le prix le plus bas était de 158 000 $.

À n'en point douter, la présence d’Uber se fait de plus en plus sentir hors Montréal, selon Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ) et président de Taxi Coop.

« Ça commence à faire vraiment mal à l’industrie », affirme M. Homsy.

La concurrence est particulièrement vive les soirées de vendredi et de samedi, ajoute M. Homsy. Selon lui, une centaine de chauffeurs d'Uber sont actifs lors de cette période, et la ville compte un total de 626 permis de taxis.

Impacts collatéraux

Seulement trois permis de taxi ont changé de main durant la période allant d'avril à juin à Québec. La crise qui secoue l'industrie a également des impacts collatéraux.

Le notaire de Québec Alain Fecteau consacrait l'ensemble de sa pratique aux transferts de permis depuis une trentaine d'années. Or, depuis l'arrivée d'Uber en 2014, il doit retourner aux transactions immobilières pour assurer son gagne-pain. Depuis le début de l'année, il a traité 18 dossiers. À pareille date en 2014, ce nombre était supérieur à 40.

« J'ai presque l'exclusivité à Québec. Ç'a été en croissance sans interruption d'année en années autant pour la valeur des permis que du nombre de transactions et depuis 2014, on a senti un ralentissement », indique le notaire.

« Il y a même des F-150 qui font du Uber »

Les taxis pestent également contre la présente d’Uber à l’aéroport Jean-Lesage depuis décembre 2016.

« À l’aéroport, on a un code vestimentaire pour le taxi, mais il n’y en a pas pour les chauffeurs d’Uber. Je ne comprends pas, on fait deux catégories de l’industrie de taxi, s’indigne Abdallah Homsy. Il y a même des camions F-150 qui font du Uber. »

Il y a tout de même une note positive, convient le porte-parole du RITQ. Le flot de visiteurs à Québec cet été a permis aux chauffeurs de taxi de faire de bonnes affaires.

« En général, ç’a été bon. Il y avait beaucoup d’ouvrage en ville », conclut-il.

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