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La Ville de Québec part en guerre contre l’agrile du frêne

Après la découverte d'un premier cas d'agrile du frêne sur les plaines d'Abraham, la Ville de Québec et la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) unissent leurs efforts pour lutter contre l'insecte ravageur.

Un texte de Charles D’Amboise

Un premier cas avait déjà été détecté le 10 juillet dans le quartier Montcalm, près de l’entrée des Plaines. Depuis, la CCBN a abattu plus d’une dizaine d’arbres de manière préventive. Une vingtaine d’autres coupes sont à prévoir d’ici la fin de la semaine.

Le responsable du service des espaces verts à la CCBN, Étienne Casgrain, mentionne qu’en plus de l’abattage, des pièges à base de champignons seront placés sur les branches de plusieurs frênes du secteur.

Ce piège, qui est toujours à l’essai, est actuellement testé dans plusieurs villes du Québec par Ressources naturelles Canada. Lorsque l’insecte entre dans le piège installé dans la cime de l’arbre, il est contaminé par le champignon et le propage ensuite chez son ou ses congénères.

« L’insecte est très susceptible à ce champignon-là, explique le chercheur Robert Lavallée, l’instigateur de ce moyen de lutter contre l’agrile. En contact avec l’insecte, le champignon va pénétrer et va germer dans l’insecte. Dans certains cas observés, on a détecté que 100 % des insectes ont été contaminés dans une zone traitée. »

De son côté, la Ville de Québec a annoncé mardi que 26 frênes seront abattus d’ici lundi prochain. « Certains avaient des symptômes, tandis que d’autres présentaient de petits diamètres [des arbres qui étaient grugés par l’agrile] », explique Jérôme Picard, conseiller en environnement à la Ville de Québec.

L’inventaire d’arbres municipaux comprend plus de 13 000 frênes.

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