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La Ville de Québec prête à accueillir des réfugiés syriens

La Ville de Québec veut faire sa part dans la crise des réfugiés syriens et se dit prête à leur ouvrir ses portes. 

« On ne peut pas rester insensible devant ce drame humain. C'est pour ça qu'on va tout faire pour accueillir ces nouveaux réfugiés », affirme l'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin.

Le maire Régis Labeaume, qui était de passage à Montréal aujourd'hui, a communiqué avec son personnel pour qu'il fasse « le nécessaire pour être prêt à accueillir les gens », souligne M. Nolin.

Le maire a déjà identifié un répondant politique et un répondant administratif à la Ville pour s'occuper du dossier. « On est prêts », soutient M. Nolin.

« C'est certain que ce n'est pas la Ville qui décide d'en accueillir davantage ou pas, ce sont les gouvernements supérieurs, mais je pense que le signal est clair, autant au Canada qu'au Québec », constate-t-il.

Les centres d'accueil d'immigrants

Cette volonté politique réjouit les centres d'accueil d'immigrants qui souhaitent depuis des années recevoir davantage de ressortissants syriens.

L'image du petit Aylan, mort après avoir tenté de quitter la Syrie avec sa famille, a éveillé les consciences sur le sort des réfugiés syriens. Pourtant, les centres d'accueil d'immigrants souhaitent depuis des années recevoir davantage de ressortissants de ce pays.

« Ça fait déjà deux ans qu'on clame au gouvernement d'ouvrir les portes aux réfugiés syriens », soutient la directrice du Centre multiethnique de Québec, Dominique Lachance.

Dominique Lachance affirme que la situation doit changer. Elle estime que la Ville de Québec a la capacité d'accueillir plus de réfugiés. 

Dominique Lachance déplore qu'il ait fallu qu'un événement dramatique survienne pour attirer l'attention des gouvernements sur le sort des réfugiés syriens.

Arrivée de réfugiés à la baisse

Depuis deux ans, le nombre de réfugiés est en baisse à Québec et partout au pays. Dans les années 90, la Ville de Québec pouvait recevoir jusqu'à 600 ou 700 réfugiés dans une année. Plusieurs familles bosniaques ou kosovares se sont établies à Québec à cette époque.

« On était capables de les accueillir et maintenant les structures sont encore plus présentes. On est mieux organisés encore », soutient Dominique Lachance. Les milieux scolaires et le réseau de la santé, par exemple, sont mieux outillés pour leur apporter du soutien.

Des vagues de réfugiés du Bhoutan et de la Colombie sont arrivées à Québec ces dernières années. À l'heure actuelle, la plupart des réfugiés reçus dans la capitale proviennent de pays africains, comme le Burundi.

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