Retour

« La Ville dépense trop », selon Démocratie Québec

L'opposition à l'hôtel de ville de Québec se montre « satisfaite » du gel de taxes et de la diminution de la dette annoncée dans le budget de l'administration Labeaume, mais juge que le maire « dépense trop ».

« Il ne faut pas oublier que c’est l’administration Labeaume qui l’a fait fortement monter cette dette-là. Son administration a ajouté plus d’un demi-milliard de dollars à la dette nette de la Ville. C’est 529 millions depuis 2007 », fait valoir la nouvelle chef du parti, Anne Guérette.

Les élus de Démocratie Québec ont réitéré leur opposition au projet d’anneau de glace couvert, qui coûtera 59 millions de dollars à la Ville, et au déménagement du marché public au coût de 21,8 millions de dollars.

« Nous ne sommes toujours pas d’accord à l’effet que ce sont des projets qu’on devrait prioriser pour l’avenir à Québec », ajoute Anne Guérette.

Démocratie Québec déplore également les frais liés au déficit d’opération de l’amphithéâtre, dont la gestion devait coûter 600 000 $ par année, mais qui coûte « beaucoup plus ».

« [Le Centre] Vidéotron, c’est déjà canné. On sait qu’on devra rembourser le loyer probablement aussi longtemps qu’on n’aura pas un club de hockey », affirme Yvon Bussières.

« Parmi les 10 grandes villes de la province, nous sommes 9e sur 10, donc on est dernier de classe, pour les plus fortes croissances des dépenses municipales totales au cours des cinq dernières années. 4,6 % annuellement, alors que la moyenne est de 3 % », souligne Anne Guérette, citant des données de HEC Montréal.

Anne Guérette n'est pas en mesure de dire pour l'instant si les élus de Démocratie Québec se prononceront pour ou contre le budget.

L'opposition prendra le temps d'étudier les documents présentés lundi matin pour se préparer au comité plénier qui étudiera cette semaine les dépenses de la Ville en détail.

Fausses réjouissances

Le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec estime que les contribuables « n’ont pas à se réjouir » du gel ou de la légère baisse de taxes dont ils vont profiter. Une mesure évaluée à environ 15 millions pour la prochaine année.

Selon Jean Gagnon, la Ville a financé cette mesure avec les 43 millions d’économies qu’elle va réaliser sur deux ans dans les régimes de retraite des employés, comme le permet la Loi sur les régimes de retraite dans le milieu municipal.

Le porte-parole syndical affirme que la Ville aurait dû redonner toute cette somme aux citoyens puisque ce sont eux qui payeront la facture « de plusieurs centaines de millions de dollars » si les syndicats remportent leur bataille judiciaire contre la nouvelle loi.

Ils sont allés fouiller dans le compte de banque des retraités de la Ville pour, en échange, obtenir une petite diminution de taxes qui aurait pu être facilement le double de ce qui a été donné. 

Jean Gagnon, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec

Plus d'articles

Commentaires