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Labeaume dit non à un gel des taxes commerciales en 2018

Régis Labeaume ferme la porte à un gel des taxes commerciales en 2018 comme le demandent les gens d'affaires qui aimeraient bénéficier du même avantage que le secteur résidentiel.

Une doléance que le maire juge « farfelue » bien qu'il se montre ouvert à réduire leur fardeau fiscal dans les « prochaines années ». Le maire estime qu’il serait irresponsable d’accorder un gel de taxes à la fois dans le secteur commercial et résidentiel.

« On ne commencera pas à geler tout le monde la même année. On n’est pas fou à temps plein. Ça coûte 104 millions ce qu’on fait là. On ne peut pas tout faire en même temps », a affirmé Régis Labeaume.

« Les entreprises assument une bonne part des hausses de taxes depuis les dernières années. Pourrons-nous envisager la possibilité d’offrir un répit par un gel de taxes pour le secteur non résidentiel en 2018? », a fait valoir le président de la Chambre de commerce et d’industrie Alain Aubut dans un communiqué.

L'organisation a de plus souligné qu’il fallait « créer un environnement plus compétitif pour nos commerçants ». Selon le maire, les gens d'affaires devraient plutôt « se réjouir » des hausses limitées à l'inflation pour deux ans.

Tu en donnes, ils en veulent toujours plus. Ils n’avaient jamais vu ça deux années à l’inflation. Alors, je trouve que c’est un peu exagéré.

Le maire de Québec Régis Labeaume

« Au lieu de dire que ç'a du bon sens, ils demandent un gel de taxes l’année prochaine, la réponse c’est non », a lancé le maire, catégorique.

Toutefois, il s’engage à trouver une formule pour diminuer les taxes commerciales ultérieurement, sans préciser davantage. « Avec les gens d’affaires, on va essayer de trouver une autre façon de calculer. On a un modèle qu’on veut leur proposer », a indiqué Régis Labeaume.

Le maire explique avoir préconisé le gel de taxes de deux ans pour les contribuables parce que ce sont eux qui « s’enrichissent le moins ».

« Les commerces, ils grossissent leur chiffre d’affaires avec le PIB. Le seul problème, c’est que le salaire de la classe moyenne n’a pas suivi. La classe moyenne, depuis 20 ans, 30 ans, s’appauvrit. Alors je pense surtout à eux autres pour commencer », s’est justifié le maire.

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