Régis Labeaume met le projet de service rapide par bus (SRB) au rancart et annonce une vaste consultation populaire afin de trouver un système de transport collectif qui fera consensus.

Un texte de Louis Gagné

Le maire de Québec a expliqué jeudi que la décision de la Ville de Lévis d’abandonner le SRB avait signé l’arrêt de mort du projet.

« Il n'y a plus de SRB Québec-Lévis. Le projet tel qu'on le connaît n'existe plus, a-t-il déclaré. C'est pour ça que je dis qu'à partir de maintenant, avec les gens de Québec, on va se tricoter un projet de transport collectif à nous autres. »

Le SRB « demeure une bonne solution »

Régis Labeaume croit toujours que l’implantation d’un SRB est « une bonne solution » pour diminuer les problèmes de congestion dans la région de Québec. Il constate toutefois que l’appui au projet a fondu au cours des derniers mois.

« En septembre dernier, 70 % de la population de Québec était d’accord avec notre projet. On appelle ça un consensus. C’est rendu à 50 % et on va aller voir la population, ils vont nous dire pourquoi ça a diminué. C’est ça qu’on veut savoir. »

Régis Labeaume souhaite entendre « tout le monde », y compris les détracteurs du SRB. « Nous ouvrons la porte toute grande pour ceux qui s'y opposent, les spécialistes, ceux qui pensent qu'on doit faire autrement, les apprentis sorciers, les grands talents […] mais on veut des idées », a-t-il prévenu.

Retour à la case départ?

Le maire de Québec assure que l’abandon du SRB et la consultation qu’il souhaite mener ne constituent pas « une table rase de ce qui a été proposé et réfléchi » jusqu’ici.

Retards

Régis Labeaume reconnaît que le rejet du SRB va retarder de plusieurs mois, voire de quelques années, « l’allègement de la circulation vers le centre-ville ». C’est pourquoi il souhaite lancer rapidement sa consultation populaire, qui devrait commencer dès le mois de mai.

Le maire a tenu à préciser que le nouveau projet de transport collectif qu’il proposera à la population ne sera pas prêt à temps pour la prochaine campagne électorale, l’automne prochain.

« J’aurais aimé ça partir en campagne sur ce projet-là, c’est sûr, mais on ne peut pas le faire », a-t-il déploré.

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