Retour

Laurent Dubreuil est satisfait de la décision du CIO

« Pour une fois, on a l'impression que justice est faite pour tous les résultats que l'État russe a volés aux autres patineurs, aux autres athlètes, dans tous les sports », a affirmé Laurent Dubreuil.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Comme bien des athlètes, il a exprimé sa satisfaction et son soulagement à la suite de la décision du Comité international olympique (CIO) de suspendre la Russie des Jeux de Pyeongchang.

Joint par téléphone à Salt Lake City, où il se prépare pour la prochaine étape de la Coupe du monde, le patineur de vitesse sur longue piste espérait une sanction sévère de la part du CIO.

Selon lui, les preuves incriminantes contre la Russie étaient trop importantes pour être ignorées.

Laurent Dubreuil estime qu'un « momentum » s'est créé ces dernières semaines. Plusieurs athlètes russes, dopés, ont vu leurs médailles remportées aux Jeux de Sotchi être retirées.

Dans le monde du patinage de vitesse, les soupçons de dopage qui planent sur les athlètes russes ne datent pas d'hier.

« Depuis que je suis sur le circuit, ça se parle. Personne ne fait confiance aux Russes. Quand un Sud-Coréen réussit un record personnel, c'est qu'il s'est amélioré. Mais quand un Russe réussit un record personnel, la réaction, c’est qu'il s’est dopé. »

Pavel Kulizhnikov exclu des JO?

Même si la Russie est sanctionnée, des athlètes russes seront autorisés à participer aux épreuves des JO en février prochain. Mais, aucun athlète déjà disqualifié pour dopage ne sera admissible.

Pavel Kulizhnikov est « de loin, le meilleur au monde » et le favori pour remporter l’or en Corée du Sud, aux 500 m et 1000 m, estime Laurent Dubreuil.

Le Russe a été suspendu à deux reprises depuis le début de sa carrière. Dubreuil voit mal comment le comité pourrait lui permettre de prendre le départ des épreuves olympiques.

Pas de seconde chance

Laurent Dubreuil n’a jamais cru aux « deuxièmes chances ». Selon lui, les athlètes dopés, ceux qui enfreignent volontairement les règlements pour en tirer un avantage, devraient être bannis à vie dès la première infraction.

L'athlète de Lévis soutient que les coupables en Russie réussissent à tirer profit de leur suspension, alors qu'au Canada, ceux qui se font prendre sont complètement privés de compétition, d'entraînement et sont constamment soumis à des tests antidopage.

« Quand un athlète est suspendu dans un pays qui dope lui-même ses athlètes, qu’est-ce qu’il fait pendant ses deux années de suspension? Il disparaît de la carte et quand il revient, on n’a jamais vu un athlète aussi fort que lui. C’est commun en Russie. [Pavel] Kulizhnikov, c’est exactement ça qui est arrivé. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un homme sauve un faucon d'une attaque de serpent





Rabais de la semaine