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Le bosseur Philippe Marquis songe à une dernière saison en coupe du monde

Philippe Marquis voit la lumière au bout du tunnel. Six semaines après avoir subi une opération majeure au genou droit, le skieur acrobatique de Québec retombe sur ses pieds et espère disputer une dernière saison avant de prendre sa retraite.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Son genou porte encore les marques évidentes de l’intervention qu’il a subie le 28 février dernier. Mais depuis quelques semaines, Philippe Marquis se déplace sans l’aide de béquilles ou de canne.

« Ça va super bien. J’ai recommencé l’entraînement au gym et le vélo. Ce sont des petits objectifs que je peux accomplir et qui me redonnent un peu le sourire », souligne-t-il.

La fin de saison a été éprouvante pour le bosseur de 28 ans.

Un mois avant son départ pour les Jeux olympiques de Pyeongchang, Philippe Marquis a subi une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit lors d’une descente d’entraînement.

Contre toutes attentes, le Québécois a réussi à participer aux JO et il a même terminé au 20e rang de l’épreuve des bosses, après une qualification surprise à la finale.

L’euphorie des Jeux s’est toutefois vite dissipée à son retour à la maison.

« Dès mon retour, je me suis fait opérer. Les premières semaines ont été extrêmement difficiles. Je revenais des jeux, j’étais sur un nuage. C’était un retour à la réalité. »

Un long parcours

Philippe Marquis peut compter sur les bons soins de son frère Vincent, physiothérapeute, pour le guider dans sa rééducation d’une durée de six à huit mois. « Plus huit que six même », confirme le grand frère.

La relation fraternelle facilite le travail. Mais surtout, Vincent connaît bien le parcours dans lequel Philippe est engagé.

Ancien skieur acrobatique de l’équipe nationale, le cadet de la famille a subi la même blessure que son petit frère...deux fois plutôt qu’une.

« Dans chaque genou, j’ai eu cette opération-là », raconte Vincent Marquis, qui a terminé 4e aux Jeux de Vancouver en 2010.

L’ancien athlète explique qu’il faut du temps et de la patience pour se remettre complètement d’une telle blessure.

Vincent Marquis souligne aussi que seulement trois athlètes sur dix réussiront à retrouver la même forme physique qu’avant la blessure, deux ans après avoir subi une opération.

« Il a un défi physique d’aller chercher une bonne force musculaire. Ça, c’est long, explique Vincent Marquis. Il y a aussi le défi mental. Souvent, les gens se blessent dans leur sport et d’aller faire ce même sport, ils restent avec une crainte. »

De retour sur les pentes?

Pour Philippe Marquis, il est encore trop tôt pour savoir si son corps lui permettra de skier au même niveau qu’avant. Il n’a donc pas encore décidé de son avenir au sein de l’équipe canadienne.

Mais la motivation est à son meilleur et le désir de revenir est bien présent.

Une participation aux Jeux olympiques dans quatre ans à Pékin est hors de question, mais Philippe Marquis aimerait bien participer aux championnats du monde qui seront présentés à Deer Valley l’an prochain, l’endroit même où il s’est blessé en janvier dernier.

« Une autre saison serait extraordinaire. J’aimerais faire les championnats du monde, pour boucler la boucle à ma façon. Mais mon heure est bientôt venue de passer le flambeau à la prochaine génération », conclut-il.

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