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Le « bourreau de la Beauce » coupable de 47 chefs d’accusation

Jean-Marie-Rodrigue, surnommé le « bourreau de la Beauce », a été reconnu coupable lundi d'avoir infligé une série de sévices sexuels et corporels à des mineurs durant de nombreuses années.

Au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce, lundi, l’homme de 63 ans a été déclaré coupable de 47 chefs d’accusation pour agressions sexuelles, agressions sexuelles armées, menaces de mort et séquestration, notamment.

Il a été acquitté d’une quinzaine d’accusations.

Jean-Marie Rodrigue a subi son procès à l'automne. Il était accusé de violence physique et sexuelle pour des gestes commis sur 13 enfants dans les années 80 et 90.

Lors de son procès, l'homme avait admis certains faits, mais en tentant toujours de minimiser son implication.

Il avait notamment affirmé qu'une des plaignantes qui soutenait avoir été violée à la pointe d'un couteau, alors qu'elle était adolescente, était consentante et que c'est même elle, qui avait initié les rapports sexuels.

Quant au couteau, il a affirmé qu'il trainait toujours un petit canif et qu'il était tout simplement tombé de ses poches aux moments de retirer ses vêtements.

Le juge René de la Sablonnière n'a pas cru ces explications. Le magistrat a donc déclaré l'homme coupable de la majorité des chefs d'accusations qui pesaient contre lui.

Le procureur de la Couronne, Me Nicolas Champoux, est satisfait du verdict et salue la patience des victimes.

« C'est quand même 29 mois qui nous séparent de la dénonciation au verdict, ils ont été patients, compréhensifs et très résilients. »

Victimes soulagées

Des victimes se trouvaient dans la salle au moment du verdict.

Une victime se dit notamment satisfaite que le juge ait rejeté d’emblée la requête en arrêt des procédures pour délais déraisonnables qu’a déposée le Beauceron, lundi matin, invoquant l'arrêt Jordan de la Cour suprême.

« De le voir démasqué aussi rapidement, ça nous a vraiment libérés, de pousser du revers de la main la loi Jordan », souligne un homme qui dénonce du même coup le comportement « violent et manipulateur » de Jean-Marie Rodrigue.

La victime, qui a pris la parole à la suite du verdict, croit que malgré la démarche longue et douloureuse, la dénonciation était la meilleure chose à faire.

« Nous, ça nous a soulagés, ça nous a rapprochés, ça nous a même unis par la force des choses. On est tous des survivants, on a survécu à sa tyrannie. »

Jean-Marie Rodrigue, qui se défend maintenant seul, doit revenir devant le juge le 23 avril, pour indiquer si un avocat le représentera lors des audiences sur la peine.

Jean-Marie Rodrigue avait été arrêté en 2015 lorsqu’il vivait au Nouveau-Brunswick sous une fausse identité.

Avec les informations de Yannick Bergeron

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