Le 1er janvier 2018, le Canada est devenu président du G7, un titre qu'il conservera jusqu'à la fin de l'année. La présidence implique bien plus que l'organisation du Sommet à La Malbaie les 8 et 9 juin.

Un texte de Jonathan Lavoie

Le conseiller du premier ministre pour le G7, Peter Boehm, aussi appelé un sherpa, est au travail depuis plusieurs mois.

« J'ai déjà visité tous les autres pays pendant les derniers mois pour avoir une idée des préoccupations, des thèmes et pour lancer nos idées aussi », raconte Peter Boehm, un diplomate chevronné.

Ces rencontres bilatérales ont guidé l'élaboration des cinq grands thèmes annoncés par Justin Trudeau en décembre, puisque la présidence ne signifie pas que le Canada peut pour autant dicter l'agenda du Sommet.

L'objectif ultime du Sommet du G7 est d'obtenir un consensus des dirigeants sur les grands dossiers. Peter Boehm ne se fait toutefois pas d'illusion et s'attend à des négociations complexes sur certains enjeux.

À titre d'exemple, un consensus sur le climat avait été impossible à atteindre lors de la dernière rencontre du G7, en Italie. Le président américain, Donald Trump, avait alors refusé de s'engager en faveur de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.

« Les négociations sont toujours compliquées, admet Peter Boehm. Normalement, il y a un communiqué des dirigeants, une annonce consensuelle sur les grands dossiers du monde, mais nous travaillons ensemble. [Il faut] donner suite à nos idées, imprimer les idées et les valeurs canadiennes dans le processus. »

Enjeux changeants

Certains enjeux sont également en constante évolution, principalement en matière de politique étrangère, et seront appelés à changer d'ici le Sommet de juin.

« Nous avons un dialogue régulier avec nos amis aux États-Unis, comme nos amis dans les autres pays du G7. Évidemment, il y a des thèmes plus pertinents, plus intéressants en ce moment, la Corée du Nord c'est un bon exemple », explique Peter Boehm.

La Corée du Nord sera notamment l'objet d'une rencontre internationale à Vancouver à la mi-janvier.

Passer le flambeau

Après le Sommet de juin, le Canada conservera la présidence du G7 jusqu'à la fin de l'année. Il faudra alors s'assurer de la mise en oeuvre des politiques adoptées lors de la rencontre.

« Ce sera la mise en place des initiatives, de travailler avec les autres partenaires du G7 et les organismes internationaux comme les Nations Unies, comme la Banque mondiale aussi, pour donner suite aux discussions des dirigeants », résume Peter Boehm.

Le Canada travaillera plus particulièrement avec la France, alors que c'est l'Hexagone qui devra recevoir les dirigeants du G7 et assumer la présidence du groupe en 2019.

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