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Le canot, symbole éminent de l’histoire du Québec

À quelques semaines de l'inauguration de la place des Canotiers à Québec, la série Les trésors de la capitale revisitait lundi soir le rôle du canot dans l'histoire du Québec à travers celui de l'artisan attikamek César Newashish.

« C'est un porteur de tradition qui a acquis les connaissances auprès de son père et de son grand-père et qui, par la suite, a fabriqué énormément de canots qu’on retrouve à l’heure actuelle à travers le monde », explique Jean Tanguaym, chargé de recherche au Musée de la civilisation.

Fait d'écorce de bouleau, de cèdre, de résine et de racines ce canot impressionne par son ingéniosité.

« On retrouve les racines qui sont cousues par les femmes attikameks, ce sont les principales attaches. On retrouve les chevilles de bois », souligne M. Tanguaymé

Rareté

Le canot d'écorce, qui fut le moyen de transport privilégié au cours des derniers siècles, est devenu très rare.

De nos jours, ce qui est le plus long à faire, c'est de récolter la matière première parce qu'à cause de la coupe forestière, l'écorce est de plus en plus difficile à trouver.

Jean Tanguaym, chargé de recherche au Musée de la civilisation

Pourtant, l’objet revêt une grande importance historique puisqu’il témoigne de nos déplacements sur le territoire et de notre rapport à la nature.

« C'est ce qui a permis aux Européens de pénétrer à l'intérieur du continent, de découvrir bien des parties du territoire, rappelle Jean Tanguay. Ils l'ont adopté, c'est devenu un objet de la culture des Québécois. »

Le prochain rendez-vous de la série Les trésors de la capitale aura lieu le 20 mars prochain. La collection Desjardins du Séminaire, qui compte plus de 180  ableaux, sera en vedette.

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