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Le casque obligatoire à vélo n'est pas recommandé

Après avoir recommandé une loi obligeant le port du casque à vélo, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) fait volte-face et propose plutôt d'autres mesures pour favoriser la sécurité des cyclistes.

Une telle loi entraînerait « plus d’effets négatifs que positifs sur la santé », peut-on lire dans l’avis scientifique de 177 pages.

Des pays comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, et d'autres provinces canadiennes, l'ont d'ailleurs déjà adoptée.

La proportion de cyclistes portant volontairement un casque de vélo a considérablement augmenté au cours des dernières années, ajoute-t-on, précisant qu’il faut tout de même continuer à encourager cette pratique.

Le port du casque en hausse

L’INSPQ souligne que le port du casque a considérablement augmenté au cours des dernières années et qu’il est tout de même « très efficace pour prévenir les blessures à la tête ».

Ces données se rapprochent « du maximum de 80 % atteignable avec une loi rendant le port du casque de vélo obligatoire », indique l'INSPQ.

Une bonne nouvelle, selon Vélo Québec

La présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau, se réjouit de cette recommandation. L'organisme clame depuis plus de 20 ans que le port du casque obligatoire est à proscrire.

Elle souligne que les gains ne seraient pas intéressants et qu’une telle loi « risquerait au contraire d’avoir des effets indésirables comme une baisse de la pratique du vélo. »

De son côté, le cycliste Pierre Lavoie déplore la recommandation de l'INSPQ. Il croit qu'une telle loi peut avoir un impact.

« Les autres provinces canadiennes l'ont très bien compris. Partout au Canada on l'oblige, sauf en Ontario », souligne-t-il.

Il affirme qu'au Manitoba, le casque est obligatoire pour les 18 ans et moins.

« Ils comprennent qu'un jeune, si on l'oblige de porter un casque avant 18 ans, il y a des bonnes chances qu'il puisse le porter à 30 ans , ajoute-t-il.

Autres mesures

Le rapport indique que d’autres mesures que le casque de vélo sont disponibles pour promouvoir la sécurité des cyclistes. Vélo Québec abonde dans le même sens.

« On parle ici d’aménagement pour les cyclistes, de réduction de la vitesse des voitures, ce sont là les éléments qui améliorent réellement la sécurité », affirme Suzanne Lareau.

Selon les chiffres de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ), environ 14 cyclistes sont morts par an sur les routes de la province entre 2011 et 2016.

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