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Le cofondateur d'EBR et un haut fonctionnaire coupables de fraude

Le tout premier procès tenu à Québec à la suite d'une frappe de l'UPAC s'est soldé par un verdict de culpabilité pour le cofondateur de la firme informatique EBR, Mohamed El Khayat, et son ami Abdelaziz Younsi, alors un un haut fonctionnaire au ministère de la Sécurité publique.

Un texte de Yannick Bergeron

Le juge Alain Morand les a déclarés coupable de fraude, complot et abus de confiance pour leur gestion d'un contrat de 3 millions de dollars visant à renouveler le parc informatique du ministère de la Sécurité publique.

Leur stratagème a mené à un système comptable occulte de l'ordre de 400 000 $ qui aurait ainsi échappé à l'État québécois.

Lors du procès, la Couronne a démontré le lien de proximité entre les deux hommes d'origines marocaines, qui ont notamment effectué des voyages ensemble.

Seul Abdelaziz Younsi a témoigné pour sa défense. Son témoignage « constitue une tentative de faire porter à d'autres personnes la responsabilité de ses actes », selon le juge Morand.

Le magistrat ajoute que les affirmations de Younsi « présentent des invraisemblances frappantes », notamment quand il a juré que le ministère de la Sécurité publique en avait eu pour son argent avec le contrat octroyé à EBR.

Si El Khayat n'a pas témoigné, le juge s'est basé sur ses déclarations faites à la police et déposer en preuve pour établir que l'ex-patron d'EBR « n'est pas franc ni fiable ».

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