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Le commissaire au lobbyisme réplique au maire Labeaume

Le commissaire au lobbyisme répond aux récentes attaques du maire Régis Labeaume qui l'accuse de laisser planer un doute sur l'intégrité de son administration dans le projet Le Phare, sans que rien ne lui soit reproché.

Par voie de communiqué, le bureau du commissaire indique qu'il « ne commentera pas l'ensemble des propos tenus et des reproches formulés à son endroit », mais ajoute que le maire « déforme la réalité » sur son travail.

Le commissaire déplore le fait qu'un « titulaire d'une charge publique remette en question l'intégrité et le professionnalisme d'une personne désignée par l'Assemblée nationale ».

Le commissaire au lobbyisme a dévoilé publiquement, il y a près d'un an, qu'il étudiait les tractations avec la Ville de Québec et le Groupe Dallaire dans le projet de 65 étages, Le Phare. Le Groupe Dallaire n'était pas inscrit au registre des lobbyistes.

Les vérifications se poursuivraient toujours « alors qu'on n'a rien trouvé », dénonce le maire Labeaume.

« Il y a quelque chose qui ne marche pas dans ce système-là. Cet individu-là veut s'abroger des pouvoirs extrêmes. C'est dangereux de mettre en pouvoir quelqu'un qui n'en a jamais eu de sa vie et qui a le goût de se faire un nom, de justifier son organisation, son travail et ses budgets », a lancé le maire lundi.

La Ville a autorisé un contrat de près de 30 000 $ pour payer un avocat qui conseillera les employés appelés à rencontrer le commissaire.

Les lobbyistes en accord avec le maire

L'Association québécoise des lobbyistes partage les inquiétudes du maire de Québec sur les façons de faire du commissaire au lobbyisme.

Le président de l'Association, Mathieu Santerre, met en doute sa « politique de communication » qui va à l'encontre « de la présomption d'innocence », selon lui.

« Il se permet de commenter avant d'avoir des raisons raisonnables de croire qu'il y a des manquements à la loi. Dans ces situations, le commissaire devrait se taire tout simplement », soutient Mathieu Santerre.

Mathieu Santerre interpelle dans ce dossier la nouvelle ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis. « On va lui demander de prendre des décisions pour s'assurer que le commissaire ne soit pas en mesure de faire des gestes comme ceux-là. Ça va ramener un fonctionnement plus sain pour cette institution dont on a besoin par ailleurs. »

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