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Le Conseil de presse blâme l'animateur André Arthur

Le Conseil de presse du Québec blâme « sévèrement » l'animateur de radio André Arthur pour avoir notamment qualifié les enseignantes du Québec de « maudites folles ».

« Le Conseil a déterminé que ces propos sont discriminatoires puisqu'ils visent une profession en particulier et les femmes qui l'exercent », peut-on lire dans la décision rendue publique mardi.

Tous les griefs ont été retenus contre l’animateur et la station radiophonique BLVD 102,1 FM.

Tout en rappelant que les opinions doivent être basées sur des faits, le Conseil juge que les limites déontologiques du journalisme d'opinion ont été dépassées « en faisant un amalgame entre les enseignantes et les pédophiles ».

Selon l'organisme indépendant, André Arthur a ainsi manqué à son devoir de rigueur et de raisonnement.

De fausses informations ont aussi été véhiculées, peut-on lire dans la décision. L’animateur affirmait que les enseignantes empêchent les enfants de manger certains aliments.

« Contrairement à ce que fait valoir l'animateur, les directives sur la gestion des allergies alimentaires relèvent des commissions scolaires et non des enseignants », ajoute-t-on.

André Arthur a été blâmé à plusieurs reprises par le Conseil de presse du Québec.

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