Incapables de trouver un acheteur québécois, les propriétaires du Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de-Beaupré, se tournent vers l'étranger dans l'espoir de dénicher une personne intéressée à se porter acquéreur « de la plus grande peinture panoramique en Amérique ».

L’œuvre représentant la crucifixion du Christ, qui mesure 14 mètres de haut sur 110 mètres de long, a été mise en vente sur le site immobilier de luxe Sotheby's International Realty Canada au cours des derniers jours.

Cela fait plusieurs années déjà que la famille Blouin tente de se départir du Cyclorama. Elle avait en vain essayé de la vendre au gouvernement du Québec.

La famille demande 5 millions de dollars pour la toile, dont la valeur serait évaluée à 10 millions selon le courtier responsable de la vente, Martin Dostie. Le prix inclut le bâtiment.

« On sait très bien que 10 millions, c’est un marché peut-être un peu plus compliqué, donc, j’ai proposé 5 millions et j’ai demandé que le bâtiment, que tout soit inclus. Donc la valeur n’est pas nécessairement sur le bâtiment ni sur le terrain. Elle est vraiment basée sur la valeur de la toile », explique M. Dostie.

Vers un déménagement?

Si elle trouve preneur, l’œuvre du peintre allemand Bruno Piglhein, réalisée à Munich entre 1878 et 1882 et exposée à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895, pourrait être démontée et déménagée.

« Je vous dirais que c’est quasiment certain que c’est ça qui va se passer, à moins que quelqu’un ait pris la décision de dire : ‘‘Regarde, moi, je veux faire, je veux poursuivre sur cette lancée-là justement sans être obligé d’enlever la toile puis de garder le bâtiment.’’ », mentionne le courtier immobilier.

Si aucun acheteur ne se manifeste, la peinture panoramique pourrait être vendue aux enchères par la maison Sotheby’s à New York.

« On essaie d’être accepté et d’être approuvé pour pouvoir faire la vente aux enchères, mais comme il s’agit d’un processus qui est toujours très long, on a décidé d’un commun accord de le mettre au marché, disponible à tout le monde, avant d’avoir le oui ou le non pour les enchères », mentionne Martin Dostie.

Ce dernier ne serait pas surpris qu’un acheteur américain ou asiatique achète l’œuvre du Cyclorama.

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