Les patients qui fréquentaient la clinique sans médecin SABSA ne pourront désormais plus s'y présenter sans rendez-vous. En manque de financement, les infirmières continueront cependant d'assurer les services sur rendez-vous jusqu'à l'épuisement des fonds.

Depuis son ouverture en 2014 en basse-ville, la clinique assurait le suivi de 1500 patients parmi la clientèle la plus vulnérable.

« On n'a pas de solution. Ça va urger qu'on s'assoit avec les autorités locales. Qu'est ce qu'on fait avec cette clientèle-là? », se désole Isabelle Têtu, une infirmière praticienne qui a participé à la fondation de la clinique.

SABSA a demandé un financement de 464 000 $ au gouvernement afin de poursuivre ses activités. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, insiste plutôt pour que les infirmières de SABSA s'intègrent au modèle existant et offrent leurs services au CLSC situé à quelques pas de la clinique.

Devant l'impasse, Isabelle Têtu mise sur une campagne de sociofinancement dont l'objectif a été fixé à 250 000 $. « Il y a toujours la campagne de socio financement qui va être jusqu'à la fin. On garde espoir quand même. »

Une pétition de 8400 noms a également été déposée à l'Assemblée nationale pour demander au gouvernement de sauver la clinique.

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