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Le défi Iceman : un pentathlon hivernal pour militaires

« Ces gars-là, ce ne sont pas des hommes, ce sont des machines », s'exclamait l'annonceur à l'arrivée des premiers compétiteurs qui ont complété l'exigeant parcours du défi Iceman : un pentathlon de 24,7 km dans le secteur du Centre Castor, sur la base de Valcartier.

Un texte de Jean-Simon Fabien

D'ailleurs, il n'a fallu que 2 heures 25 minutes au major David Lacombe pour marcher 5,5 km avec une charge de 16 kilos (35 lbs) sur les épaules, parcourir 8,7 km en ski de fond militaire, marcher 5 km en raquette, courir 5,5 km et atteindre des cibles à 200 m de distance à l'épreuve de tir.

La première participante à terminer l'épreuve, la caporale Diane Morin a pris 3 heures et 33 minutes pour parcourir la distance. Impressionnant.

À juste titre, ce pentathlon militaire, que l'on court en uniforme complet, incluant les lourdes bottes et le fusil de combat, vise à promouvoir la robustesse physique et la résilience mentale des concurrents.

Au total, 413 soldats ont relevé le défi : 157 en solo et 276 divisés en 64 équipes qui se sont relayées sur le circuit. Le deuxième défi Iceman était tenu en marge des Jeux d’hiver du 5e groupe-brigade mécanisé du Canada, une véritable tradition sur la base militaire de Valcartier.

Un temps clément, mais des conditions difficiles

Avec un mercure qui indiquait -1 à Saint-Gabriel-de-Valcartier, il est vrai que le temps était doux pour « jouer dehors », mais la qualité de la neige a compliqué la tâche des participants.

« La température était bonne, mais c'était très humide. J'ai fini la course complètement trempé, je me sentais plus lourd », a commenté un militaire qui a arrêté son temps tout juste sous la barre des 3 heures 20 minutes.

Certains participants ont également mentionné que les conditions humides ne leur avaient pas permis de battre leur temps établi l'an dernier, lors de la première édition.

« C'était vraiment plus difficile que j'avais prévu au ski. La neige était très très dure et vraiment glissante. C'était difficile de garder le contrôle, mentionne un autre concurrent. J'avais pris un peu de retard à la raquette parce que ça monte beaucoup dans la montagne, et je pensais reprendre du terrain au ski, mais il y avait des sections où on ne parvenait pas à bien manœuvrer. »

Concernant l'épreuve de ski, il faut voir l'équipement militaire pour saisir son niveau de difficulté. La fixation, qui s'attèle à même les bottes de combat des soldats, par-dessus la cheville, semble encombrante et l'adhérence des skis était déficiente pour plusieurs compétiteurs.

Les conditions de neige de mercredi auraient certainement donné des maux de tête même aux meilleurs farteurs.

Les Jeux d’hiver du 5e groupe-brigade mécanisé du Canada se poursuivent jeudi. Dans le cadre de ces jeux traditionnels, une compétition de souque à la corde était également tenue au Centre Castor lors de notre passage.

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