L'attente de Mikaël Tam tire à sa fin. L'ancien défenseur des Remparts de Québec s'envolera d'ici une semaine pour la Chine. Il rejoindra ses coéquipiers du Red Star de Kunlun, de la Ligue continentale (KHL), plus important circuit de hockey professionnel en Europe.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Mikaël Tam est bien conscient du défi qui l’attend sur les glaces de la KHL. Jamais il n'aura joué contre des équipes d'un calibre aussi relevé.

« La KHL, on dit que c’est la deuxième meilleure ligue de hockey au monde », rappelle-t-il.

Les équipes du circuit, établies pour la plupart en Russie, comptent dans leurs rangs d’anciens joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Tam, qui a principalement joué avec les Admirals de Norfolk, de la Ligue de la côte est (ECHL), la saison dernière, devra s’ajuster rapidement au rythme du jeu de la KHL.

Représenter la Chine aux JO 2022?

Mikaël Tam est né à Québec, mais ses racines sont chinoises. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui expliquent son embauche par le Red Star, qui dispute ses matchs locaux à Shanghai.

Bien qu’il ne parle pas le mandarin et qu’il n’ait jamais posé le pied en Chine, il fait partie de ces joueurs sur qui le club mise pour se rapprocher du public local. Et aussi pour préparer les Jeux olympiques de 2022, qui auront lieu à Pékin.

La République populaire de Chine a son équipe professionnelle de hockey. Reste que ce sport demeure marginal pour les Chinois.

Selon la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), on dénombre 1101 joueurs de hockey en Chine, comparativement à 631 000 au Canada.

Avec si peu de joueurs nés et formés localement, il est difficile pour l'Empire du Milieu d'être compétitif face aux puissances mondiales.

Comme l’a fait la Corée du Sud en préparation pour les JO de 2018, la Chine devra se tourner vers des joueurs étrangers afin de former son équipe pour le tournoi olympique.

Mikaël Tam avoue avoir réfléchi à la possibilité de porter le chandail du pays hôte aux Jeux de Pékin, mais tout ça est encore bien loin.

« Si je peux rester là-bas quelques années, c’est sûr que ça devient une option pour moi. Ce serait le fun, mais c’est dans cinq ans. Je n’ai pas encore joué un match là-bas. Je ne veux pas regarder trop loin en avant non plus. »

Bientôt un premier match

Tam se joint à sa nouvelle équipe bien que la saison soit entamée depuis un mois et demi. Le défenseur se remet d’une intervention chirurgicale à une épaule, ce qui a retardé son départ.

Après six mois de rééducation, il est impatient de sauter sur la glace pour disputer une première rencontre.

« J’ai hâte de commencer! La dernière partie que j’ai jouée, c’était le 9 avril. Quand je vois mes amis [Jonathan] Audy-Marchessault et [Alex] Chiasson qui ont commencé leur saison, c’est sûr que ça me donne le goût de jouer de vrais matchs aussi », explique le hockeyeur de 26 ans.

Le Red Star, qui en est à sa deuxième saison au sein de la KHL, a déjà joué 17 matchs et en a gagné 9.

Mikaël Tam se greffera à un groupe déjà uni.

« Je veux essayer de jouer de façon simple et de faire ma place parmi les six premiers défenseurs de l’équipe. J'aimerais bien jouer en défense et faire une bonne première passe. Je veux montrer que j’ai ma place là-bas pour espérer rester quelques années. »

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