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Le Dynamo veut frapper fort à sa première saison

Le Dynamo de Québec n'a disputé qu'un seul match au sein de la Première ligue de soccer du Québec, tout nouveau circuit de soccer féminin, mais les joueuses ont déjà un oeil sur le titre de championnat.

Un texte de Jean-Philippe Martin

À sa première saison d’existence, la ligue compte cinq équipes dans ses rangs.

L’entraîneur du Dynamo Alfred Picariello joue de prudence quand vient le temps de dévoiler l’objectif de sa troupe en cette saison inaugurale.

« On va se laisser quand même un mois pour voir, dit-il. On aura peut-être joué toutes les équipes et on saura jusqu’où on peut aller, parce qu’on est encore dans la découverte. C’est un nouveau championnat. »

Mais ses joueuses ne se gardent pas la même réserve. Elles croient avoir les ressources pour s’établir comme la puissance du circuit et remporter le premier championnat québécois de l’histoire de la PLSQ.

« Je crois qu’il faut viser l’excellence et l’excellence c’est un championnat, affirme Marie-Joëlle Vandal, gardienne de but. On a une équipe jeune, mais capable de bien travailler ensemble malgré le peu de temps qu’on a eu. On voit déjà des progrès depuis un mois et demi. C’est satisfaisant. »

Le Dynamo a signé une victoire de 3-0 à son premier match contre le FC Sélect Rive-Sud le week-end dernier.

Les joueuses estiment qu’elles auront leur premier vrai défi samedi à L’Ancienne-Lorette contre les Lakers du Lac-St-Louis, « l’autre meilleure équipe du circuit » selon Marie-Josée Vandal.

Bonne cohésion

L’équipe compte dans ses rangs des joueuses qui ont l’expérience des rangs universitaires américains, dont Évelyne Viens (South Florida) et Easther Mayi Kith (West Virginia).

Gabrielle Carle (Florida State), qui s’ajoutera à l’alignement d’ici la fin du moi, a remporté la médaille de bronze avec l’équipe nationale senior aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

En plus de tout ce talent réuni chez le Dynamo, le sélectionneur Alfred Picariello se réjouit de voir que la cohésion s’est installée rapidement au sein du groupe.

« C’est du bonbon pour l’instant, dit-il. Ce que j’aime, c’est que ça percute.

Comme la création de la ligue s’est faite sur le tard, en novembre dernier, certaines joueuses qui avaient déjà des ententes avec d’autres clubs ne rejoindront le Dynamo que plus tard cet été.

C’est le cas de Mélissa Roy et Arielle Roy-Petitclair, deux anciennes joueuses étoiles du Rouge et Or de l’Université Laval.

L’équipe pourra aussi compter sur la jeune sensation Élisabeth Tsé, 15 ans, présentement à l’entraînement au Centre national de haute performance.

Un débouché pour les jeunes talents

Alfred Picariello a de grandes ambitions pour le Dynamo, qui marque le retour du soccer semi-professionnel à Québec après deux ans d’absence.

Il espère que l’équipe deviendra le projet à long terme des joueuses qui évoluent actuellement au sein de la structure de développement locale.

« Si on met les efforts sur le sport-études pour former des joueurs, il faut bien que ça arrive à quelque chose, explique-t-il. L’intérêt, c’est que ces filles incorporent le Dynamo. »

Les dirigeants de l’Association régionale de soccer de Québec estiment que la PLSQ féminine prendra de l’expansion rapidement.

Deux à trois équipes pourraient s’ajouter la saison prochaine et des matchs contre les formations de la League1, ligue élite de l'Ontario, sont envisagés.

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