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Le kitesurf aux JO: du rêve à la réalité pour Catherine Dufour

Catherine Dufour a longuement rêvé de voir son sport, la planche aérotractée ou le kitesurf, faire son apparition aux Jeux olympiques. Son rêve se concrétisera en 2024 et l'athlète de L'Isle-aux-Coudres a l'intention ferme de représenter le Canada.

Un texte de Jean-Philippe Martin

En mai dernier, la Fédération internationale de voile (ISAF) a voté en faveur d’une refonte des catégories admises dans le programme olympique.

Cinq nouvelles disciplines feront leur entrée aux JO de Paris en 2024, dont la planche aérotractée, en épreuve mixte.

Catherine Dufour attendait « la bonne nouvelle » depuis des années. « J’ai sauté de joie. Il y a eu plusieurs tentatives ratées pour le kitesurf de faire son entrée aux Jeux olympiques, dit-elle. Il y a 2012 et 2020. Et en 2024, enfin ça fonctionne. »

5e au monde

Catherine Dufour fait partie des rares Canadiennes à prendre part au circuit mondial de courses de planche aérotractée. En 2017, la Charlevoisienne a conclu la saison au 5e rang mondial.

Cette année, elle prend une pause de la compétition puisqu’elle donnera naissance à son premier enfant, en octobre. En 2024, l’athlète aura 37 ans et elle compte être au sommet de sa forme afin de se qualifier pour les JO.

« Il faudra m’entraîner et faire des compétitions dans le plus de sites différents qui proposent des conditions différentes. En voile, on ne sait jamais sur quelles conditions on peut retrouver sur un plan d’eau et il faut faire des choix sur l’équipement. L’expérience aide à faire les bons choix », assure Catherine, qui compte reprendre progressivement la compétition en 2019.

L’arrivée de l’hydrofoil

La planche aérotractée se décline en plusieurs disciplines. Selon Catherine Dufour, la plupart des adeptes de ce sport, qui gagne en popularité, se tournent vers le style libre, où les planchistes s’expriment par des sauts en hauteur ou des figures et des rotations dans les airs.

Catherine Dufour, elle s’adonne à la course, où une quarantaine de planchistes doivent s’élancer en même temps sur un parcours.

Depuis 2014, l’ajout des des ailes d’eau sous la planche, appelées hydrofoil dans le milieu, a donné un souffle nouveau à ce sport déjà en progression.

Sous la planche, un mât en carbone de 100 cm et deux ailes forment un “T” et fonctionnent un peu comme les ailes d’un avion.

Une fois une certaine vitesse atteinte, l’action de l’eau sur les ailes propulse le planchiste au-dessus de la surface de l’eau alors que seules les ailes demeurent submergées. Cela élimine entre autres le contact entre l’embarcation avec la surface de l’eau.

« C’est très spectaculaire, explique Catherine Dufour. L’hydrofoil est très efficace en termes de vitesse et d’angles que le planchiste peut prendre par rapport au vent. C’est en train de révolutionner la voile au grand complet », explique t-elle.

L’apparition du kitesurf aux JO aura un grand impact sur la popularité du sport croit Catherine Dufour, qui est copropriétaire d’une école de voile à L’Isle-aux-Coudres.

« C’est une bonne nouvelle parce que je pense qu’il va y avoir beaucoup d’investissement de fait dans le sport et la présence aux JO va surtout permettre de faire connaître ça aux gens. »

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