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Le gouvernement interpellé pour sauver la clinique sans médecin SABSA

Des députés de l'opposition ainsi que la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) lancent un nouvel appel au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour assurer la survie de la coopérative sans médecin SABSA, en Basse-Ville de Québec.

La clinique, qui ne reçoit aucune aide gouvernementale, est menacée de fermeture le 1er mai, faute de financement.

La cofondatrice de SABSA, Isabelle Têtu, était entourée des députées péquistes Agnès Maltais et Diane Lamarre, d'Amir Khadir de Québec solidaire et de la présidente de la FIQ, Régine Laurent, mardi matin, pour interpeler une nouvelle fois le ministre Barrette.

« On est en mode solution, on veut rencontrer le ministre », implore l'infirmière praticienne.

Le ministre de la Santé soutient que les services doivent être donnés à l'intérieur d'un Groupe de médecine familiale (GMF) pour être financés par Québec.

Les défenseurs de la clinique plaident que sa clientèle marginalisée ne fréquente pas le système traditionnel. Il s'agit de toxicomanes, d'ex-détenus ou de personnes souffrant de problème de santé mentale, dont certains n'ont pas de carte d'assurance maladie.

Les députés déplorent l'intransigeance du ministre. « Je pense qu'il est en conflit d'intérêts. Si ce n'est pas de manière délibérée et consciente, c'est de manière inconsciente », soutient Amir Khadir.

« Il faut qu'il enlève son chapeau intérieur de médecin, il faut qu'il enlève son chapeau d'ancien président de la Fédération des médecins spécialistes, il faut qu'il se mette dans la peau des patients et des contribuables », ajoute le député. 

La députée de Taschereau Agnès Maltais a défendu cette initiative issue de la communauté et qui répond aux besoins de la population du quartier, selon elle.

Si l'aide gouvernementale attendue n'est pas au rendez-vous, le volet clinique de proximité fermera le 1er mai, mais les services de traitement de l'hépatite C se poursuivront.

La clinique SABSA a besoin d'environ 500 000 $ par année pour assurer son fonctionnement. La Fondation de l'Ordre des infirmières du Québec n'a pas octroyé à la clinique la subvention espérée pour poursuivre ses activités. 

Le projet a vu le jour en juin 2014 grâce à un appui financier de la FIQ.

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