Jean-François Dion prendra part le mois prochain au Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL). L’homme d’affaires et cycliste à ses heures s’élancera sur un vélo de bois conçu au Québec par l’entreprise montréalaise Picolo.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Jean-François Dion est copropriétaire avec son père et son frère d’une scierie dans la région de Portneuf. Il était donc naturel pour lui d’enfourcher un vélo dont le cadre est fait de bois.

Il est d’ailleurs le premier client de la compagnie québécoise Picolo.

Cette entreprise a mis en marché cette année ses cadres de vélo fait entièrement en frêne, deux ans après avoir dévoilé son prototype.

Ayant un accès direct au matériau, le président de Scierie Dion et Fils peut aussi se vanter d’avoir sélectionné et fourni lui-même le bois qui a servi à la conception de sa propre monture.

« C’est le fun de pouvoir dire qu’on a pris du bois récolté sur des terres qui appartiennent à notre famille, à notre entreprise. On a sélectionné ces billes-là, on les a usinées et séchées chez nous. Puis, on les a envoyées à Montréal pour que le vélo soit fabriqué à l’usine de Picolo » explique le propriétaire du vélo d’une valeur de 8500$.

Traverser la crise

Fondée en 1993, l’entreprise familiale des Dion a vécu les différentes crises qui ont frappé l’industrie du bois d’oeuvre au cours des années.

Jean-François Dion se réjouit de voir que le bois a de nouveau la cote, même pour fabriquer des vélos.

Un premier GDPL

Qu’il soit fait de bois ou de carbone, le vélo requiert tout de même l’énergie du cycliste pour avancer.

Jean-François Dion, un néophyte en cyclisme sur route, sait bien qu’il s’attaque à un gros défi, à sa première participation au GDPL.

En compagnie de ses coéquipiers de l’équipe Boscus/Frasken/Picolo 1, il va franchir à relais les 1000 kilomètres du parcours entre Saguenay et Montréal.

« 1000 km, ce n’est pas rien, dit-il. Les conditions météorologiques, on ne les connaît pas. Il y a beaucoup de côtes. Ça se déroule la nuit aussi. On doit être en bonne forme physique et mentale. »

Chaque équipe inscrite au GDPL doit s’associer à au moins une école primaire de son choix. L’équipe de M. Dion s’est associée aux écoles de Saint-Léonard et Rivière-à-Pierre dans la région de Portneuf et elle espère leur remettre la somme de 40 000$.

« En tant qu’entreprise locale, on a une mission de faire tourner des industries, mais on a également une mission sociale qui est d’aider le milieu quand c’est possible. »

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les plus beaux hôtels écologiques du monde