Retour

Le grand patron du Château Frontenac réalise un rêve

Jean Soulard, Baptiste Peupion : les noms des grands chefs du Château Frontenac trouvent généralement écho dans la population. Par contre, le grand patron du célèbre hôtel, lui, travaille pratiquement dans l'anonymat.

Un texte de Yannick Bergeron

Robert Mercure entame sa 10e année à la tête de l'établissement. Originaire de la région de Granby, il réalise un rêve en dirigeant l'hôtel le plus photographié au monde.

Une partie de la famille Mercure vient de Québec, il venait donc souvent dans la région quand il était enfant. Déjà à 5 ans il était émerveillé par le Château et se voyait travailler dans l'hôtellerie comme ses parents.  

Robert Mercure baigne dans l'hôtellerie depuis sa tendre enfance. En fait, il est le quatrième d'une génération d'hôteliers. Il a appris le métier dans l'établissement de ses parents et de ses grands-parents, à Granby.

« J'ai commencé à la plonge, comme souvent les jeunes commencent dans ce secteur-là. Puis j'ai travaillé longtemps dans les cuisines et j'ai fait le tour avec mon père et ma mère. Donc c'est un peu dans mon sang, comme on dit. »

Après des études en administration aux États-Unis, il a travaillé dans différents hôtels américains.

De Monaco à Québec

Sa carrière l'a amené à diriger Le Reine Elizabeth, à Montréal, jusqu'à ce que la chaîne Fairmont lui offre de prendre les rênes de son hôtel à Monaco. « Ah! C'est un paradis. On a un appartement dans l'hôtel et c'est toute une expérience! » se remémore celui qui a passé deux ans sur la Côte d'Azur avec sa famille.

Il n'a pourtant pas hésité un instant à quitter le soleil et les plages méditerranéennes lorsque son employeur lui a offert de revenir au Québec. « Quand ils m'ont approché pour devenir DG au Château Frontenac, je n'étais pas capable de dire non à ça. »

Son plus grand défi aura été de piloter les rénovations de 75 millions de dollars pour rajeunir le vénérable établissement, tout en conservant son cachet historique.

Le directeur s'attaque maintenant à d'autres travaux d'envergure, quoique beaucoup moins visibles.

« Bonjour, comte Frontenac! »

Il y a toutefois une chose qui n'a pas changé depuis qu'il est en place : la présence d'un portrait de Frontenac qui accueille les visiteurs dans le lobby.

« Quand on regardait les rénos, les designers ont dit : "On peut tasser ça." J'ai dit : "Non, non, non! Faut pas déplacer monsieur Frontenac!" » raconte le directeur.

Robert Mercure peut donc continuer de saluer monsieur Frontenac tous les matins. « Ah oui, je le salue et je lui dis "Bonjour, comte Frontenac!" puis on commence une autre journée ensemble. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine