Dans la salle de métallurgie des ateliers de l'Oeil de Poisson, Guillaume Tardif donne naissance au Gros loup de Limoilou, à grands coups de soudure à l'arc et de scie à métaux. Son oeuvre sera exposée dans quelques semaines en plein coeur du quartier. 

Un texte de Maxime Corneau

Pour l'instant, l'artiste travaille sur une structure formée de 90 tranches de bois, qu'il recouvre de métaux. « La première étape, c'est de fabriquer un volume [en bois] qui reprend le format du loup à l'échelle 1:1. » La base de bois sera par la suite retirée.

Au total, il mettra près de 150 heures pour créer son œuvre de 5 mètres de haut, qui trônera au coin de la 3e Avenue et du Chemin de la Canardière. L'immense loup remplacera l'horloge qui est actuellement en place.

« Si tout va bien, on installe fin juin, début juillet », explique l'artiste, qui construit du même coup son premier projet d'œuvre d'art public avec un budget de 35 000 $ en poche. « On est dans les temps. »

Le loup sera constitué de structure d'aluminium reprenant des éléments architecturaux du quartier de Limoilou, alors que le socle sera en acier corten.

« C'est un acier qui a la particularité de rouiller juste en surface, pis cette rouille de surface protège le reste de l'acier », dit-il. Selon lui, cet aspect rouillé reprendra l'esprit des « matériaux urbains » du secteur, comme la brique, le fer forgé et le béton.

Lui-même résident de Limoilou, Guillaume se sent choyé d'avoir à matérialiser le loup de Limoilou. Le nom de l'oeuvre, Gros loup, fait référence au nom d'un ancien café du secteur. « D'avoir à faire une œuvre pour le quartier, c'est un privilège. »

Ce projet d'art public est financé en partie par Première Ovation, une initiative de la Ville de Québec pour appuyer la relève artistique.

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