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Le groupe Restos Plaisirs largue les pailles de plastique

Le mouvement visant à bannir les pailles de plastique gagne du terrain à Québec. Le groupe Restos Plaisirs, qui exploite une douzaine de restaurants dans la capitale, a décidé de larguer cet article à usage unique devenu synonyme de pollution.

Depuis quelques semaines, l’entreprise n’achète plus de pailles de plastique. Ses établissements écoulent les pailles restantes une à la fois, lorsqu’un client en exige une.

« On se donne un an pour éliminer ça complètement parce qu'il faut quand même écouler les stocks. Ce ne serait pas intelligent de les jeter », explique la directrice des opérations de Restos Plaisirs, Josée Potvin.

Le groupe emboîte ainsi le pas à plusieurs chaînes de restauration rapide qui ont annoncé leur intention de bannir les pailles de plastique. C’est le cas, notamment, des restaurants McDonald’s, St-Hubert et A&W ainsi que des cafés Starbucks.

Pression des employés

La directrice des opérations de Restos Plaisirs, Josée Potvin, explique que le bannissement des pailles s’inscrit dans cette tendance mondiale. Elle ajoute que la pression exercée par certains employés a achevé de convaincre l’entreprise d’éliminer les pailles.

« Ils nous disaient : "Qu'est-ce que vous attendez pour faire qu'elle que chose?", raconte Mme Potvin. Alors, ça nous a donné peut-être le petit coup de pouce supplémentaire, mais en fait, on est content, on ne retournera pas en arrière. »

Le groupe Restos Plaisir possède 12restaurants sous les bannières Cochon Dingue, JAJA, Ciel Bistro-bar, Café du Monde, Paris Grill et Lapin Sauté. L’entreprise opère également un service de traiteur.

D’autres commerces de Québec œuvrant dans le secteur de l’alimentation, dont le café Les Cousins, situé sur l’avenue Cartier, se sont également engagés sur la voie du bannissement.

Aller plus loin

Le directeur général du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, Alexandre Turgeon, voit d’un bon œil l’élargissement du mouvement anti-pailles.

Il affirme toutefois qu’il faut aller plus loin en identifiant d’autres produits à éliminer telles que les serviettes en papier et les emballages.

« S'attaquer aux pailles c'est une chose, mais je pense que c'est de la responsabilité des restaurateurs, de tout commerçant ou marché d’alimentation de se questionner sur c'est quoi les produits qui génèrent des matières résiduelles inutiles qu’ils mettent dans la main des clients et des consommateurs », soutient M. Turgeon.

L’environnementaliste ajoute que c’est l’ensemble de la chaîne de production alimentaire qu’il faut remettre en question.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

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