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Le jury doit décider si Alain Perreault a tué Lyne Massicotte

Le sort d'Alain Perreault est entre les mains d'un jury pour une deuxième fois. Lors de son premier procès en 2011, le jury l'avait trouvé coupable du meurtre au 1er degré de Lyne Massicotte au terme de trois jours de délibérations.

Un texte de Yannick Bergeron

La femme de Chambly est disparue après être venue visiter Perreault dans son logement du quartier Limoilou à Québec, le 17 juillet 2003. Son corps n'a jamais été retrouvé.

« La découverte du corps n'est pas un élément essentiel pour prouver la mort d'une personne », a fait valoir le juge Richard Grenier qui préside ce deuxième procès.

Dans ses directives aux 12 membres du jury mardi matin, le magistrat a invité les 7 hommes et 5 femmes à rester « ouverts, mais critiques » dans leurs débats.

Ils devront décider si les aveux de Perreault au grand patron d'une pseudo organisation criminelle sont fiables. Le juge a renseigné les jurés sur les éléments qu'ils devront soupeser pour déterminer si ses révélations sont crédibles.

Ils devront notamment évaluer si Alain Perreault a donné sa version incriminante sous la menace ou encore s'il était influençable.

La défense prétend que l'homme de 54 ans a inventé la version incriminante pour impressionner le grand patron qui était dans les faits un agent double.

Mise en garde

Le juge a par ailleurs mis en garde les jurés face aux différents scénarios mis en place pour piéger l'accusé qui a ainsi commis des gestes qu'il croyait illégaux. « Vous ne devez pas juger l'individu », a averti le magistrat.

La poursuite plaide que la vidéo de l'aveu de Perreault et les preuves qui corroborent cette version prouve qu'il a tué Lyne Massicotte avant de se débarrasser du corps en bordure du fleuve.

Le juge Grenier est aussi revenu sur le témoignage d'une femme de 85 ans qui affirme avoir vu Lyne Massicotte le soir du 17 juillet 2003.

Lundi, le témoin de la défense a dit se souvenir de la date exacte parce que c'est la date d'anniversaire d'un ami, aujourd'hui décédé. Quand le juge lui a demandé le nom de cet ami, elle a dit qu'il s'appelait Bob, sans pouvoir donner son nom de famille.

« Est-ce normal de connaître la date d'anniversaire de quelqu'un, sans savoir son nom de famille? » s'est questionné le juge.

Le juge Richard Grenier a soumis le tout aux jurés avant qu'ils n'entreprennent leurs délibérations en leur rappelant que c'est à eux de décider de la crédibilité des témoins.

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